Tags Posts tagged with "cannabis"

cannabis

172

AUBENAS (07) – 850 pots sur liste d’attente : Rémy P est un apiculteur dépassé par son succès, où plutôt était car sa production vient d’être stoppée net par les autorités ardéchoises. Son miel contenait en effet une quantité importante de THC (tétra-hydro-cannabinol), le composé psycho-actif du cannabis, estimée selon un expert local à « un bon quart de joint bien chargé par tartine ». D’où provenait cette substance illégale ? De la plantation tout aussi illégale de son voisin, qui sous couvert de cultiver la châtaigne maintenait également un cheptel de près de 200 pieds de cannabis, cachés parmi les arbres et autres végétaux de son domaine de plusieurs hectares. « Les abeilles devaient butiner les plantes du voisin, au lieu de butiner les châtaigners.. » conjecturait le jeune apiculteur lors d’un point presse.

Une abeille butinant un plant de cannabis ardéchois
Une abeille butinant un plant de cannabis ardéchois

Un café, du pain… et de la Skunk !

C’est un père de famille albenassien qui a découvert le pot-aux-roses en faisant passer un bilan sanguin à ses deux enfants de 7 et 9 ans. « Théo et Théa sont habituellement des enfants très excités, leur mère et moi avons beaucoup de difficultés à canaliser leur énergie. Mais depuis quelques temps, ils étaient très calmes… Trop calmes même; Théo s’est mis à écouter du Sinsemilia en boucle dans sa chambre et un dimanche, Théa a regardé une motte de beurre fondre pendant 5 heures d’affilé, en rigolant. On s’est beaucoup inquiétés » déclarait-il, admettant que lui-même et sa femme avaient également développé « un certain penchant » pour ce miel.

Fini la lune de miel

Mais si beaucoup se félicitent de l’arrêt de la production du « space miel », ce n’est pas le cas de tous les consommateurs, à l’instar de Jean-Tristan Spliffe, 45 ans, l’un des plus gros clients de Rémy qui lui se déclare très déçu. « Avec ce miel je me sens beaucoup mieux, je n’ai plus mes douleurs matinales, je suis de meilleure humeur et j’avais même arrêté de boire ! Là, je sais pas ce que je vais devenir.. j’étais à un pot et demi par jour, arrêter d’un coup va être dur, très dur.. » confiait-il, ajoutant que « si les abeilles trouvent ça bon, c’est que ça peut pas être mauvais pour les gens ».

Examiné en laboratoire, ce miel spécial s’est révélé particulièrement concentré en molécules psycho-actives, comme le résume Océane, une jeune lycéenne, consommatrice malgré elle :

« Les miels, il y en a des clairs, il y en a des foncés. Avec celui-là c’est clair : t’es défoncé ! »

Même son de cloche pour Lucette, 78 ans, qui restera longtemps nostalgique de ce « miel magique », qu’elle et ses amies consommaient régulièrement en début de soirée, sous forme de « grog » ou dans la tisane : « Nos parties de Scrabble ne seront plus aussi amusantes; moi ça m’est bien égal ce qu’ils mettaient dans ce miel tant que c’est bio, comme ils disent. Ah si vous aviez vu nos parties ! Qu’est-ce qu’on a ri ! Et pis on osait en mettre des mots coquins ! Je peux vous le dire, une fois j’ai tellement ri avec le mot que la Nini a posé que je me suis fait dessus ! Mon Dieu, quelle rigolade ! ».

Même si la justice n’a pas encore tranché, Rémy P ne pense pas être inquiété, contrairement à son voisin qui a déjà été incarcéré : « Je suis un apiculteur moi, pas un dealer. Si je deviens responsable des faits et gestes de chacune de mes abeilles alors on va où là ? ». Réponse le 31 avril prochain au tribunal de moyenne instance d’Aubenas.

La Rédaction

0

 

Selon des chercheurs hollandais de l’Université d’Utrecht, le cannabis sativa, ou plutôt la résine qui en est extraite, sera le bio-carburant du futur. Après 18 mois d’expérimentation, l’équipe de chimistes et d’ingénieurs dirigée par le professeur Pieter Skunhk a mis au point un moteur révolutionnaire fonctionnant uniquement à l’huile de cannabis.

Monté sur un véhicule Wolkswagen de type Combi, le « moteur à cannabis » a permis le parcours de 213 kilomètres en ne consommant « que » 2,7 kilos de résine. « Ça fait cher le plein aujourd’hui, mais dans le futur, grâce à l’industrialisation des méthodes de production et au soutien de l’Etat nous pouvons envisager un carburant aux environs de 2 ou 3 euros le kilo » conjecturait le Pr. Pieter Skunhk lors d’une conférence de presse.

Peu cher, facilement transportable, stockable et bénéficiant d’un rendement exceptionnel, cette résine est-elle le « Graal » du carburant ? Pas forcément. « Si l’utilisation de ce carburant devait se généraliser aujourd’hui, cela poserait quelques problèmes, en particulier en ville » tempère Adriaan Stoner, doctorant biologiste à l’Université d’Utrecht – « Les gaz rejetés par les véhicules utilisant ce carburant seraient de nature à perturber l’économie locale. Il faudra probablement inventer une sorte de filtre, à installer en amont du pot d’échappement sur chaque véhicule ou alors accepter les conséquences ».

badass
Le professeur Pieter Skunhk utilise le carburant de son invention pour ses déplacements quotidiens.

L’équipe de chercheurs a conjointement mené des expériences de plus grande envergure en simulant par exemple, grâce à des rejets artificiel de combustion, l’utilisation du carburant par tous les habitants d’un quartier d’Utrecht. « Lors de nos expérimentations, la plupart des riverains se sont déclarés satisfaits, très satisfaits, voire super-satisfaits. Parallèlement, un effet de bord intéressant a été noté : La criminalité a fortement baissé dans ce quartier pendant toute la durée de l’expérience. Étrangement aussi, la consommation d’eau a, quant à elle, significativement augmenté. »

En France, les biocarburants sont aujourd’hui fabriqués à base d’oléifères tels que le colza. Le passage au cannabis forcerait nécessairement la dépénalisation de sa possession et de sa vente, du moins pour un usage automobile.