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AUBENAS (07) – 850 pots sur liste d’attente : Rémy P est un apiculteur dépassé par son succès, où plutôt était car sa production vient d’être stoppée net par les autorités ardéchoises. Son miel contenait en effet une quantité importante de THC (tétra-hydro-cannabinol), le composé psycho-actif du cannabis, estimée selon un expert local à « un bon quart de joint bien chargé par tartine ». D’où provenait cette substance illégale ? De la plantation tout aussi illégale de son voisin, qui sous couvert de cultiver la châtaigne maintenait également un cheptel de près de 200 pieds de cannabis, cachés parmi les arbres et autres végétaux de son domaine de plusieurs hectares. « Les abeilles devaient butiner les plantes du voisin, au lieu de butiner les châtaigners.. » conjecturait le jeune apiculteur lors d’un point presse.

Une abeille butinant un plant de cannabis ardéchois
Une abeille butinant un plant de cannabis ardéchois

Un café, du pain… et de la Skunk !

C’est un père de famille albenassien qui a découvert le pot-aux-roses en faisant passer un bilan sanguin à ses deux enfants de 7 et 9 ans. « Théo et Théa sont habituellement des enfants très excités, leur mère et moi avons beaucoup de difficultés à canaliser leur énergie. Mais depuis quelques temps, ils étaient très calmes… Trop calmes même; Théo s’est mis à écouter du Sinsemilia en boucle dans sa chambre et un dimanche, Théa a regardé une motte de beurre fondre pendant 5 heures d’affilé, en rigolant. On s’est beaucoup inquiétés » déclarait-il, admettant que lui-même et sa femme avaient également développé « un certain penchant » pour ce miel.

Fini la lune de miel

Mais si beaucoup se félicitent de l’arrêt de la production du « space miel », ce n’est pas le cas de tous les consommateurs, à l’instar de Jean-Tristan Spliffe, 45 ans, l’un des plus gros clients de Rémy qui lui se déclare très déçu. « Avec ce miel je me sens beaucoup mieux, je n’ai plus mes douleurs matinales, je suis de meilleure humeur et j’avais même arrêté de boire ! Là, je sais pas ce que je vais devenir.. j’étais à un pot et demi par jour, arrêter d’un coup va être dur, très dur.. » confiait-il, ajoutant que « si les abeilles trouvent ça bon, c’est que ça peut pas être mauvais pour les gens ».

Examiné en laboratoire, ce miel spécial s’est révélé particulièrement concentré en molécules psycho-actives, comme le résume Océane, une jeune lycéenne, consommatrice malgré elle :

« Les miels, il y en a des clairs, il y en a des foncés. Avec celui-là c’est clair : t’es défoncé ! »

Même son de cloche pour Lucette, 78 ans, qui restera longtemps nostalgique de ce « miel magique », qu’elle et ses amies consommaient régulièrement en début de soirée, sous forme de « grog » ou dans la tisane : « Nos parties de Scrabble ne seront plus aussi amusantes; moi ça m’est bien égal ce qu’ils mettaient dans ce miel tant que c’est bio, comme ils disent. Ah si vous aviez vu nos parties ! Qu’est-ce qu’on a ri ! Et pis on osait en mettre des mots coquins ! Je peux vous le dire, une fois j’ai tellement ri avec le mot que la Nini a posé que je me suis fait dessus ! Mon Dieu, quelle rigolade ! ».

Même si la justice n’a pas encore tranché, Rémy P ne pense pas être inquiété, contrairement à son voisin qui a déjà été incarcéré : « Je suis un apiculteur moi, pas un dealer. Si je deviens responsable des faits et gestes de chacune de mes abeilles alors on va où là ? ». Réponse le 31 avril prochain au tribunal de moyenne instance d’Aubenas.

La Rédaction

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Vallon-Pont-d’Arc (07) – Un Ardéchois de 35 ans que des raisons médicales sévères ont forcé à stopper toute consommation d’alcool, a soudainement réalisé que ses amis de longue date étaient en fait « complètement cons ». Une découverte dont il se serait bien passé. Reportage.

Nous sommes vendredi soir lorsque Nicolas, dit « le Nono », rejoint ses amis au café « Les 2 châtaignes ». Exceptionnellement sobre, à cause de la prise de médicaments incompatibles avec l’alcool, Nicolas découvre pour la toute première fois la vraie nature de ses « amis ». Une expérience qui l’a profondément choqué.

« Quelle vulgarité, mon Dieu quelle vulgarité » s’est offusqué l’Ardéchois en se rappelant l’évènement – « Le Polo racontait sa soirée de la veille en boite de nuit, avec moult détails, tous plus scabreux les uns que les autres. Les autres riaient tous aux éclats, et moi, qui rigole aussi d’habitude, je ne comprenais même pas ce qu’il y avait de drôle ! « .

Depuis son arrêt de l’alcool, Nicolas n’a plus accès à « l’humour » de ses compères. Incapable de se mettre à leur niveau, ses rares interventions tombent généralement à l’eau. Pire encore, les débats endiablés qui animaient souvent le groupe autour d’un thème d’actualité (et de nombreuses bouteilles) ne parviennent pas non plus à le stimuler.

« Leurs arguments sont du niveau collège, et quand je dis collège je parle de collège public » déplore-t-il en se remémorant un échange concernant le domaine de l’imposition – « Moi je ne suis pas un intellectuel, loin s’en faut, mais je peux vous dire que leurs cheminements discursifs sont parsemés d’erreurs de logique et de simplifications conceptuelles inacceptables. Quand je pense qu’il y a ne serait-ce que quelques semaines j’étais comme eux… Je me rétro-dégoûte ».

Quand aux amis du « Nono », ils semblent également déplorer l’évolution de leur ami. « Y s’prend pour un Gardois ou quoi ? » s’interroge « le Fifi », ami d’enfance de Nicolas. « On pige pas c’qu’i dit ! Y’s prend trop pour un Dromois ! » considère quant à lui « le Guigui », l’ancien meilleur ami de Nicolas.

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Privas, Ardèche – Le corps sans vie d’un homme d’une quarantaine d’années portant un costume artisanal de « Bob l’éponge » a été retrouvé ce matin au bord de la départementale D507 reliant Privas à Saint-Priest. Selon les premiers éléments de l’enquête, le costume du Privardois, composé de 1000 à 3000 grosses éponges jaunes, aurait fortement gonflé suite à une averse de pluie.

L’homme aurait alors dévalé la route en pente avant de se heurter violemment à un poteau électrique. La cause du décès n’a cependant toujours pas été déterminée.

« La victime n’a sans doute pas eu le temps de se désolidariser de son déguisement » analysait le Cdt Jean-Lou Pisadou en charge de l’affaire – « Une fois gorgée d’eau, chaque éponge pèse jusqu’à 800 grammes, soit une masse totale comprise entre 800 kilos et 2.5 tonnes selon nos estimations. Une fois qu’il s’est mis à rouler, plus rien ne pouvait l’arrêter. C’est une chance que personne ne se soit trouvé sur sa route » conclut-il.

Dans l’entourage du quadragénaire, la consternation domine. « S’il s’était déguisé en Super-Caillette comme je lui avais conseillé il serait encore là » se lamente un de ses amis. « Pourquoi tant d’éponges ? » s’interroge un autre – « Il voulait toujours en faire trop, ça l’aura tué ».