Monthly Archives: février 2016

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GRENOBLE (38) – Même si l’observation reste à être confirmée scientifiquement, il pourrait s’agir de la toute première fois de l’histoire des sciences qu’un humain perçoit les effets des fameuses ondes gravitationnelles prédites par Einstein il y a un siècle.

Hier soir aux alentours de 00h45 devant le pub « Le Family’s », un jeune ingénieur grenoblois du nom de Robin Parrot aurait été témoin d’une brève dilatation/compression de l’espace-temps à la vitesse de la lumière. Propulsé brusquement vers le bitume sans raison apparente, le Grenoblois pense avoir confirmé l’existence de ces ondes et prouvé ainsi leurs effets d’attraction.

Des témoins qui se trouvaient aux côtés du jeune homme à l’extérieur du pub, mais qui n’ont pourtant pas perçu ces ondes gravitationnelles, ont rapporté au « Daily Béret » les propos de ce dernier. « C’est comme, je sais pas, les vibrations d’un mini cheval au galop que tu vois même pas… mais cosmique tu vois, avec une crinière de lumière qui te fouette la gueule« .

Une description apparemment conforme aux prédictions des modèles mathématiques simulés en laboratoire, confirme Jean-René Duhalslit, chercheur au CEA (Centre de l’Energie Atomique) de Grenoble : « La notion de rythme ondulatoire ternaire évoquée par l’image du petit cheval au galop correspond bien aux crêtes propagatoires des ondes asymétriques prévues par nos équations différentielles » confirme-t-il. « Quant à la crinière de lumière, une métaphore poétique de l’émission de photons enchevêtrés par la stimulation quantique des quarks, cette constatation décrit également avec un étonnante clarté le phénomène de strangulation cosmique par irradiation des interférences protonique ! « .

Le jeune ingénieur de 34 ans n’en serait pas à sa première découverte, puisqu’en 2012 déjà, à la sortie d’une boite de nuit, Robin Parrot avait observé l’effet d’attraction universelle d’un trou noir spontané en se fracassant la mâchoire sur un trottoir.

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C’est amaigri et le visage émacié que Laurent Gémeille s’est rendu ce mercredi au tribunal de grande instance de Lyon, pour la première audience du procès qui l’oppose à la chaîne franco-allemande Arte. Selon ses propres propos, cet électricien de 37 ans vivait « dans une confortable ignorance » jusqu’à ce qu’une série de reportages l’empêche « pour toujours de vivre dans l’insouciance » et le plonge dans une « culpabilité quotidienne insoutenable ». Rencontre.

L’homme que nous rencontrons a apporté des photos, de lui, avant. Elle font partie du dossier qu’il a transmis au juge. On y voit un jeune homme enjoué et épanoui, qui semble tirer le meilleur parti de toutes sortes de situations : Laurent au ski après une chute, recouvert de poudreuse mais hilare; Laurent au restaurant, bien portant et rieur; Laurent aux Maldives, exhibant avec une joyeuse fierté un poisson multicolore planté au bout d’un harpon.

« […] personne ne fera jamais rien, alors autant ne pas savoir »

Le Laurent que nous rencontrons n’est plus le Laurent des photographies : maigre, pâle et voûté, il semble porter sur ses épaules frêles une grosse partie de la misère du monde. Son regard navré trahit une apathie résignée, quasi communicative, que seul ce procès hors du commun pourrait peut-être apaiser.

« Avant j’adorais aller au resto, pour manger de la viande, surtout du bœuf. Mais depuis que j’ai vu ce putain de reportage sur les dégâts de l’élevage intensif bovin, une aberration économique qui détruit nos forêts, pollue nos sols et tue même des humains, je ne peux plus, c’est fini » murmurait un Laurent absent, dont les repas sont aujourd’hui exclusivement composés de légumes de saison locaux, dont le goût lui paraît aussi insipide que l’est sa vie aujourd’hui.

A contrecœur, le lyonnais a même dû abandonner ses deux passions qu’étaient le ski et la planche à voile, depuis le jour où, dans la même soirée il a visionné les documentaires « Les sports d’hiver : cancer des montagnes » et « Les polymères ou la destruction programmée de notre planète ».

« J’en veux à cette chaîne, qui m’a exposé à une vérité inutile mais destructrice » résume Laurent, dont l’essentiel de l’argumentaire repose sur le fait que « même si l’humanité a conscience de tout ces problèmes, on sait que personne ne fera jamais rien, alors autant ne pas savoir ».

Pour Me Gilbert Larcot, l’avocat de Laurent Gémeille, ce procès est de loin le plus important de toute sa carrière, tant l’éventualité d’une victoire aurait selon lui des conséquences colossales. « Si nous gagnons, ce sont des millions d’individus qui pourront, grâce à la jurisprudence, attaquer tous ceux qui nous gâchent la vie avec des vérités terribles en face desquelles nous sommes de toute façon impuissants. Je pense notamment à toutes ces organisations écologistes qui à force de culpabilisation, à nous prédire chaque jour la fin du monde, ont plongé des générations entières dans une léthargie paralysante, dont, franchement, une économie en crise n’a vraiment pas besoin ».

La chaîne Arte n’a pas souhaité répondre à nos question, nous redirigeant simplement sur un de ses reportages : « Les effets pervers de la presse indépendante dans les démocraties occidentales ».

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Limoges, Haute-Vienne – Prendre les slogans publicitaires au pied de la lettre peut parfois s’avérer dangereux. Roxane Mougeot, Limougeaude de 46 ans a entamé une procédure judiciaire à l’encontre de la société « Red Bull » qui commercialise la boisson du même nom, pour publicité mensongère. Ivre, son mari Patrick Mougeot s’était défenestré samedi, juste après avoir bu une canette de la boisson énergisante supposée « donner des ailes ».

«Il y croyait dur comme fer et à la fin, j’y croyais aussi » a déclaré Roxane Mougeot, dont le mari, décédé des suites d’une chute de 9 étages du haut d’un HLM dans la nuit de samedi à dimanche, a été retrouvé « sans ailes », ce qui constitue pour Roxane une tromperie évidente et volontaire de la part de l’entreprise Autrichienne. « La publicité dit : Red Bull donne des ailes, Patrick a bu du Red Bull, il n’a pas d’ailes… pas besoin d’être Einstein pour comprendre qui a tort dans cette histoire ! » fulminait Roxane, qui en cas de victoire au procès prévu le mois prochain, empocherait plusieurs millions d’euros de dédommagement.

Pour maître Bartolozzi, l’avocat de la plaignante, l’affaire a de bonnes chances de se conclure favorablement pour cette dernière : « Le service marketing de Red Bull sait fort bien que, intellectuellement, les clients de la marque ne sont pas vraiment dans le haut du panier… Entre les sportifs et les clubbeurs, on a une frange de la population qui ne sait pas forcément faire la différence entre une figure de style purement rhétorique comme « donner des ailes » et une véritable propriété du produit » confiait l’avocat, qui a récemment remporté un procès similaire contre Total, intenté par un client qui était arrivé dans une station de la marque tout à fait par hasard.

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Une histoire aussi incroyable que touchante. Il est une heure du matin sur l’autoroute A7 lorsque Fabien, informaticien de 28 ans, s’endort au volant de son véhicule. Atteint de narcolepsie, le jeune homme est plongé dans un sommeil profond qui le précipite vers une mort certaine. C’était sans compter « Javascript », son chat qui, habitué aux jeux vidéos par son maître, va accomplir un véritable miracle.

Un chat flashé à 163 km/h

Croyant avoir pris ses médicaments, Fabien prend le volant avec confiance. Il ne se doute pas une seconde que sa maladie va frapper, une demi-heure à peine après avoir quitté Avignon, où réside sa petite amie. C’est sur l’autoroute A7, aux alentours de Cavaillon que la narcolepsie surgit. Inerte, Fabien a le pied sur l’accélérateur. Flashés par un radar à plus de 160 km/h, l’homme et son ami félin foncent vers une mort violente.

Philippe, gendarme Avignonnais de 49 ans n’en revient toujours pas : « Quand la photo du radar est apparue sur mon écran j’ai cru à une blague des collègues, mais quand tout le monde m’a juré que ça n’était pas une plaisanterie, j’ai eu comme des frissons : c’était un putain de chat qui conduisait la bagnole ! Et il avait l’air sûr de lui en plus !! ».

Un chat de « geek » habitué aux jeux vidéos

C’est Clélia, la compagne de Fabien qui donnera aux gendarmes l’explication du miracle – « Même avec la photo du radar, ils n’y croyaient toujours pas » se souvient-elle en riant – « c’est vrai qu’un chat qui conduit, c’est pas banal. Alors je leur ai expliqué que depuis que nous avons adopté Javascript, Fabien l’entraîne aux jeux vidéos, surtout aux jeux de voitures« .

Il lui donnait une croquette à chaque fois que Javascript arrivait à prendre un virage

« Need for Speed », c’est le jeu vidéo sur lequel Fabien a entraîné son chat pendant des heures. « Il lui donnait une croquette à chaque fois que Javascript arrivait à prendre un virage. Quand il plantait la voiture dans le décor, Fab lui mettait un coup de pshitt à arroser les plantes dans la tête. Il aime pas l’eau Javascript » explique Clélia. Heure après heure, croquette après croquette, le chat apprend les rudiments de la conduite sur le volant factice, mais réaliste, de la console de jeu.

Le chat aurait ainsi, selon les estimations des gendarmes, parcouru près de 50 kilomètres, en excès de vitesse mais toujours sur la bonne file. C’est vers Salon-de-Provence que Fabien, le visage lacéré par les pattes arrières de l’animal, se réveille finalement. « Ça le stresse beaucoup de conduire, d’où les coups de pattes au visage. C’est ce qui m’a sauvé la vie d’ailleurs car Javascript n’aurait jamais pu s’arrêter tout seul au péage ».

La merveilleuse aventure de Fabien & Javascript « le chat conducteur » s’ajoute à toutes ces histoires qui, à travers les époques et les pays, nous prouvent, encore et encore, qu’il ne faut jamais sous-estimer l’intelligence de nos amies les bêtes. Tout est bien qui finit bien pour la petite équipe, sauf pour Javascript, que Fabien décidera finalement de faire « piquer » à cause des cicatrices sur son visage.