Vallon-Pont-d’Arc (07) – Un Ardéchois de 35 ans que des raisons médicales sévères ont forcé à stopper toute consommation d’alcool, a soudainement réalisé que ses amis de longue date étaient en fait « complètement cons ». Une découverte dont il se serait bien passé. Reportage.

Nous sommes vendredi soir lorsque Nicolas, dit « le Nono », rejoint ses amis au café « Les 2 châtaignes ». Exceptionnellement sobre, à cause de la prise de médicaments incompatibles avec l’alcool, Nicolas découvre pour la toute première fois la vraie nature de ses « amis ». Une expérience qui l’a profondément choqué.

« Quelle vulgarité, mon Dieu quelle vulgarité » s’est offusqué l’Ardéchois en se rappelant l’évènement – « Le Polo racontait sa soirée de la veille en boite de nuit, avec moult détails, tous plus scabreux les uns que les autres. Les autres riaient tous aux éclats, et moi, qui rigole aussi d’habitude, je ne comprenais même pas ce qu’il y avait de drôle ! « .

Depuis son arrêt de l’alcool, Nicolas n’a plus accès à « l’humour » de ses compères. Incapable de se mettre à leur niveau, ses rares interventions tombent généralement à l’eau. Pire encore, les débats endiablés qui animaient souvent le groupe autour d’un thème d’actualité (et de nombreuses bouteilles) ne parviennent pas non plus à le stimuler.

« Leurs arguments sont du niveau collège, et quand je dis collège je parle de collège public » déplore-t-il en se remémorant un échange concernant le domaine de l’imposition – « Moi je ne suis pas un intellectuel, loin s’en faut, mais je peux vous dire que leurs cheminements discursifs sont parsemés d’erreurs de logique et de simplifications conceptuelles inacceptables. Quand je pense qu’il y a ne serait-ce que quelques semaines j’étais comme eux… Je me rétro-dégoûte ».

Quand aux amis du « Nono », ils semblent également déplorer l’évolution de leur ami. « Y s’prend pour un Gardois ou quoi ? » s’interroge « le Fifi », ami d’enfance de Nicolas. « On pige pas c’qu’i dit ! Y’s prend trop pour un Dromois ! » considère quant à lui « le Guigui », l’ancien meilleur ami de Nicolas.

Après 19 ans passés à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille (ESJ), Sébastien ressent l'envie de pratiquer lui aussi cette discipline. Il abandonne alors le monde du ménage et du nettoyage industriel pour se lancer à fond dans sa nouvelle passion. Rejeté partout ailleurs, Sébastien rejoint le Daily Béret en 2013.

3 COMMENTS

  1. Sebastien, il faut apprendre à écrire hein… « ereur » ça prend 2 « r ».

    Comme ça : « ereurr ».

    Sinon je découvre ton site à l’instant, et ça fait plaisir toute cette culture, des informations pointues et fiables. Bravo pour le travail effectué ! 🙂

    Bonne continuation.

Poster une réponse