Monthly Archives: octobre 2015

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Le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tombé hier fait grand bruit. Et pour cause : Il valide ce que de nombreux experts craignaient depuis des années. Fumer de la viande rouge ou de la charcuterie a des effets cancérogènes, que ce soit soit sous forme de cigarette, bourré dans une pipe ou même de manière électronique (du jus de viande à la place du e-liquide).

Chez les consommateurs réguliers la nouvelle a provoqué la consternation. « Après une bonne raclette j’adore fumer une tranche de grison ou m’allumer une pipe au saucisson, mais tout ça c’est fini » déplore ce Savoyard de 34 ans. Même son de cloche pour cette jeune parisienne de 22 ans : « Avant de sortir en boite, avec les copines, on aime se rouler un bon steack tartare et se le faire tourner ou se jeter un petit bang-paupiette. On pensait que c’était plus sain que la gandja… On va faire quoi maintenant ? ».

« J’arrête le spliff-rillette aujourd’hui. »

Aucune recommendation n’a été faite concernant la viande casher ou hallal, souvent fumée sous forme de résine de graisse.

Une bonne nouvelle toutefois, l’étude de l’OMS maintient que la viande blanche peut toujours se fumer en toute sécurité. Vous pourrez toujours vous griller votre petite roulée de peau de poulet avec le café du dimanche midi.

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Supposés porteurs d’une sagesse populaire intemporelle, nombre de nos proverbes ont pourtant fort mal vieilli. Créés au cours du XXème siècle, voire même bien avant (certains remontent au moyen-âge), ces dictons sont les témoins poussiéreux d’une civilisation révolue où morale, justice et solidarité étaient encore des piliers de la société.

Dans le but de lancer un grand chantier de rénovation de nos proverbes, le Daily Béret vous propose aujourd’hui une première salve.

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Autrefois la motivation et l’acharnement pouvaient suffire à lancer une carrière. Aujourd’hui il faut en plus des diplômes, des stages et éventuellement partir s’installer en Chine ou en Roumanie.
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Utilisé pour dénoncer la mauvaise foi d’une personne qui possède elle-même le trait qu’elle critique, ce dicton est né à une époque ou l’hôpital et la charité était vus comme très similaires dans leurs pratiques et leurs valeurs. Cette ressemblance se retrouve aujourd’hui, mais entre les cliniques privées et les hôpitaux public. La « charité » quant à elle, n’a plus rien à faire dans le proverbe.

 

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Les règles financières européennes (dites de Bâle I, II et III) autorisent un ratio de solvabilité de 8% entre l’argent que possède réellement une banque et l’argent qu’elle a le droit de prêter. Votre banque peut donc prêter 11500 euros imaginaires chaque fois que vous lui confiez 1000 euros (et on lui remboursera, avec les taux d’intérêt, 13 ou 14000 vrais euros, lol). En cas de problème, ce qui finit par arriver avec une probabilité de 100% étant donné le fonctionnement du système, l’Etat renflouera les banques (avec l’argent des impôts,lol).

 

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Le déterminisme social fait que la réussite engendre la réussite et que la pauvreté engendre la pauvreté. http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1176

 

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Cela peut paraître difficile à croire mais dans un passé pas si lointain, on ne racontait pas sa vie en même temps qu’on la vivait. Il y avait un DÉCALAGE pouvant aller jusqu’à plusieurs jours !! Ne pas avoir de nouvelles de quelqu’un signifiait donc souvent qu’il/elle était très occupé(e), en voyage (bonnes nouvelles) ou mort (mauvaise nouvelle).

 

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Pourquoi s’encombrer de matériel ou d’employés quand on peut les louer temporairement à bas coût. Et si les montures sont maltraitées, sous-payées ou sur-exploitées, ben c’est pas de notre faute mais celle du gouvernement à la tête de leur pays.

 

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Vallon-Pont-d’Arc (07) – Un Ardéchois de 35 ans que des raisons médicales sévères ont forcé à stopper toute consommation d’alcool, a soudainement réalisé que ses amis de longue date étaient en fait « complètement cons ». Une découverte dont il se serait bien passé. Reportage.

Nous sommes vendredi soir lorsque Nicolas, dit « le Nono », rejoint ses amis au café « Les 2 châtaignes ». Exceptionnellement sobre, à cause de la prise de médicaments incompatibles avec l’alcool, Nicolas découvre pour la toute première fois la vraie nature de ses « amis ». Une expérience qui l’a profondément choqué.

« Quelle vulgarité, mon Dieu quelle vulgarité » s’est offusqué l’Ardéchois en se rappelant l’évènement – « Le Polo racontait sa soirée de la veille en boite de nuit, avec moult détails, tous plus scabreux les uns que les autres. Les autres riaient tous aux éclats, et moi, qui rigole aussi d’habitude, je ne comprenais même pas ce qu’il y avait de drôle ! « .

Depuis son arrêt de l’alcool, Nicolas n’a plus accès à « l’humour » de ses compères. Incapable de se mettre à leur niveau, ses rares interventions tombent généralement à l’eau. Pire encore, les débats endiablés qui animaient souvent le groupe autour d’un thème d’actualité (et de nombreuses bouteilles) ne parviennent pas non plus à le stimuler.

« Leurs arguments sont du niveau collège, et quand je dis collège je parle de collège public » déplore-t-il en se remémorant un échange concernant le domaine de l’imposition – « Moi je ne suis pas un intellectuel, loin s’en faut, mais je peux vous dire que leurs cheminements discursifs sont parsemés d’erreurs de logique et de simplifications conceptuelles inacceptables. Quand je pense qu’il y a ne serait-ce que quelques semaines j’étais comme eux… Je me rétro-dégoûte ».

Quand aux amis du « Nono », ils semblent également déplorer l’évolution de leur ami. « Y s’prend pour un Gardois ou quoi ? » s’interroge « le Fifi », ami d’enfance de Nicolas. « On pige pas c’qu’i dit ! Y’s prend trop pour un Dromois ! » considère quant à lui « le Guigui », l’ancien meilleur ami de Nicolas.

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Ce sondage conjoint Notre Temps / NRJ vient tordre le cou à l’idée préconçue selon laquelle les « vieux » ne seraient pas capables de comprendre le « parler jeune ». Eh bien si ! Les adultes, même mûrs, sont tout à fait capables de s’adapter au vocabulaire en constante évolution des nouvelles générations.

A la question « Que signifie LOL ? », ils sont plus de 52% à évoquer le rire ou l’humour dans leur réponse, un excellent score à mettre en perspective avec le sondage précédent (Octobre 2013), où ils n’étaient que 34%. Cette fois, la barre fatidique des 50% a bel et bien été franchie, indiquant clairement que cette tranche d’âge est désormais capable de comprendre le néologisme à trois lettres.

Parmi les 48% restants, la moitié admet ne pas du tout connaître la signification de l’acronyme, tandis que l’autre moitié se partage des réponses erronées, telles que « C’est une équipe de foot », « C’est une chanteuse à la mode » ou « C’est un parfum ».

Toutefois, ce sondage montre que les néologismes plus récents peinent toujours à enrichir le vocabulaire des 40-65 ans qui, par exemple, pensent majoritairement qu’un « bolos » est un chien dangereux et que quelqu’un qui « se tape des barres » est friand de barre chocolatées.