Monthly Archives: février 2015

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Le député socialiste de Corrèze-Maritime Jean-Philippe Herbien, 53 ans, a raté son examen de conduite, qu’il repassait ce lundi à Tulle-Sur-Mer suite à un retrait de permis, a-t-on appris aujourd’hui de sources non officielles. Le haut-fonctionnaire aurait confondu sa droite et sa gauche, s’engageant à contre-sens dans une petite rue à sens unique de la préfecture de Corrèze-Maritime alors qu’il lui avait été demandé de tourner à gauche.

Selon le témoignage anonyme d’un jeune élève automobiliste de 19 ans qui a assisté à la scène de l’intérieur même du véhicule, le député étourdi aurait inversé gauche et droite avant même le démarrage du véhicule, alors que l’examinateur lui demandait de vérifier qu’aucune voiture n’arrivait à gauche avant de s’engager sur la rue.

« Quand on pense que c’est des gens comme ça qui nous dirigent, ça fait quand même un peu flipper qu’il ne sache même pas faire la différence entre la droite et la gauche ! » a témoigné le jeune homme, inquiet.

« Par contre, pour ce qui est de la priorité à droite, alors là… pas de problème ! C’est même plutôt l’inverse : Le mec laisse systématiquement passer tout ce qui vient de droite, même quand il faut pas… Franchement faut pas le laisser conduire » a ajouté le jeune Tulliste.

Selon nos sources, Jean-Philippe Herbien se serait inscrit pour repasser l’épreuve dans deux mois. En attendant, le député est contraint d’utiliser la voiture avec chauffeur que l’Etat met à sa disposition.

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RIYAD – Qualifiant cette mesure de « geste exceptionnel d’ouverture vers la communauté internationale », le nouveau roi d’Arabie Saoudite Salamane ben Abdelaziz al-Saoud a annoncé ce lundi par voie diplomatique la promulgation prochaine d’une loi autorisant les Saoudiennes à rire en public, un comportement jusqu’alors punissable par la lapidation.

Si cette décision ravit de nombreux observateurs extérieurs, qui y voient un assouplissement bienvenu dans une panoplie d’interdictions jugées parfois trop strictes, la frange la plus traditionaliste de la communauté masculine saoudienne (97% des Saoudiens) s’inquiète d’une dérive laxiste pouvant mener, à moyen terme, vers une perversité occidentale.

« Aujourd’hui on les autorise à rire. Et Demain ?? Elles pourront conduire ? Voyager ? Voter ??? » s’indigne Mahmoud al-Buhlshiit, un richissime exploitant qui ne doit son fastueux style de vie qu’à l’unique coïncidence d’habiter sur un immense puits de pétrole.

Le décret, qui rentrera en application lors de la prochaine demi-lune, s’accompagne tout de même de certaines limitations. Le rire féminin ne sera ainsi possible que si la bouche de la femme (considérée impure) reste fermée et qu’un homme a, au préalable, validé la blague provoquant le rire en question.

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Ils pensent tous être de bons coups, mais beaucoup ne valent rien du tout ! C’est en tout cas ce que semble indiquer cette étude, présentée la semaine dernière à la European Sexology and Urology Conference par les chercheurs de l’Institut de Sexologie Appliquée de Tours (ISAT).

Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques de l’ISAT ont demandé à 269 hommes et femmes de 18 à 65 ans et en couple d’évaluer la satisfaction sexuelle de leur partenaire, ainsi que leur propre satisfaction, sur une échelle allant de 0 à 100 appelée l’ISSR, ou Indice de Satisfaction Sexuelle Relative.

L’ISSR est une mesure relative, où la valeur 0 correspond à la satisfaction minimale obtenue avec le ou la pire partenaire connue jusque là. La valeur 100 quant à elle correspond au « meilleur coup » que la personne ait expérimenté dans sa vie.

« J’assure un max »

Avec un ISSR moyen de 72/100, les hommes interrogés jugent leur propre satisfaction très bonne, et assez proche de ce qu’ils ont connu de mieux.

« La différence entre moi et la météo des neiges, c’est que quand j’annonce 20cm, ils y sont. »

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« Oui, mon mari me satisfait pleinement » confie Martine

Ils semblent également (très) contents de leurs performances puisque, en moyenne, les hommes interrogés ont estimé la satisfaction qu’ils procurent à leur partenaire féminine à 87/100, soit une satisfaction proche du « top ».

« Une majorité des hommes qui ont participé à l’étude ont tendance à évaluer leurs performances à la manière de sportifs : En termes d’efforts, de technique, de temps passé, de vitesse, etc. » note le Pr. Jacques Bruandet, directeur de l’étude – « Malheureusement, les critères de satisfaction féminins n’ont presque rien à voir avec la notion de sport ou de performance physique, d’où l’importante erreur d’estimation commise par ces messieurs ».

« Alors, heureuse ? » 

De leur côté, les 269 femmes du panel ont estimé la satisfaction sexuelle apportée par leur partenaire à 22 points sur 100 en moyenne, loin, très loin derrière les 87 points anticipés par ces messieurs.

« Il y va comme un bourrin pendant un quart d’heure, il s’écroule tout en sueur et il va boire de l’eau. J’ai l’impression d’être un équipement sportif… »

Selon les chercheurs de l’ISAT, cette insatisfaction féminine pourrait être liée aux critères incompatibles et contradictoires que les femmes utiliseraient pour juger la qualité de l’acte. « Si l’on écoute nos participantes, l’amant idéal devrait être bestialement délicat, audacieusement respectueux, inventivement conventionnel, poliment grossier et virilement raffiné… Une perle rare bien difficile à trouver ! » concluait le Pr Bruandet à l’issue de sa présentation.

Crédit photo : http://www.johncooke.info/

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Dunkerque – Examens, entretiens d’embauche, rendez-vous galants… Toute sa vie Philippe a consciencieusement « touché du bois » avant chaque événement décisif. Et pourtant… Âgé aujourd’hui de 48 ans, Philippe est ce qu’on appelle communément un « loser ». Et pour le malheureux, l’immense succession d’échecs que constitue sa vie n’est due qu’à une chose : Le bois artificiel de ses meubles Ikea.

« Si j’avais su j’aurais touché autre chose »

« Toucher du bois, ça ne marche qu’avec du bois véritable » lance Philippe devant le tribunal de Dunkerque où il entamait, il y a 3 mois, une procédure judiciaire à l’encontre de l’entreprise Suédoise Ikea« Si le bois avec lequel ils fabriquent leurs meubles ne fonctionne pas c’est qu’ils doivent y rajouter une saloperie, ou alors c’est pas du vrai bois ! Si j’avais su j’aurais touché autre chose ».

Il faut admettre que de la chance, Philippe n’en a jamais eu beaucoup. Affublé d’une cicatrice en forme de quadrillage sur le visage depuis le jour où à 24 ans, pour la première fois, une fille l’invitait chez elle (pour faire des gaufres), Philippe n’a jamais connu l’amour. Professionnellement ce n’est pas mieux : Depuis qu’une « gastro éclair » l’a foudroyé en plein entretien d’embauche il y a 17 ans, Philippe s’est « grillé » dans sa profession que, malheureusement, seules quelques dizaines de personnes peuvent exercer en Europe. Sa situation financière autrefois confortable (Philippe avait touché un gros héritage) s’est elle aussi dégradée depuis Mai 2011, où une sombre affaire d’usurpation d’identité l’a presque totalement ruiné.

« Au vu de la vie épouvantable de mon client, on peut non seulement constater que le bois dont sont faits les meubles de cette entreprise ne fonctionne pas, mais, et cela est bien pire, on a l’impression qu’il a l’effet inverse ! » s’offusquait Me Bartolozzi, l’avocat de Philippe qui a demandé 35 millions d’euros de dommages et intérêts à la société Suédoise.

Se sentant « seul au monde » depuis que le tsunami de 2004 a emporté l’intégralité de sa famille, Philippe ressent également une intolérable culpabilité (c’est lui qui avait choisi l’île de Sumatra, Indonésie, comme destination). « Ce procès je vais le gagner ! » s’exclamait-il, résolu et déterminé – « Avec la quantité de pattes de lapin que j’ai sur moi, je ne crains absolument rien ».