Monthly Archives: janvier 2015

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Le premier bimbo-dico ! Plutôt connue pour ses ouvrages érudits, la célèbre maison d’édition Larousse amorcerait-elle un virage stratégique ? On est en droit de se poser la question puisque sortira la semaine prochaine un dictionnaire Larousse d’un tout nouveau genre, ciblant un public jusque là hermétique aux mots plurisyllabiques.

« Lablonde » est le nom de ce « dictionnaire simplifié » de 78 pages qui couvre un vocabulaire de niveau intermédiaire. Vous ne trouverez donc pas dans cet ouvrage la définition de ‘table’ ou de ‘chat’, des mots connus de tous, ni celles de ‘pryxmuthe’ ou de ‘tétrapilectomie’, des mots trop pointus pour le public ciblé.

Autre particularité de ce dictionnaire pour ados : Les définitions ne contiennent que des mots simples, ce qui évite au lecteur de se perdre dans des recherches récursives sans fin.

« Nous ne sommes pas particulièrement heureux d’avoir à publier un tel ouvrage » confie la directrice de la stratégie et du développement de Larousse – « Mais nous devons regarder la vérité en face. Selon nos études, à peine 3% des adolescentes françaises ont déjà ouvert un dictionnaire traditionnel. Si ce chiffre passait, ne serait-ce qu’à 10% grâce au dictionnaire Lablonde, même avec ses définitions ridiculement simplistes, nous aurions déjà accompli un immense progrès. ».

Interrogée sur la pertinence du concept, Océane, 14 ans, demeure circonspecte : « Ben c’est bien, mais quand même c’est chaud quoi ! Mais bon, quand même, je pense c’est bien.  Enfin je sais pas trop en fait. Faut voir. Si Hanouna il en parle par exemple, c’est que c’est bien. Sauf si il dit que c’est pas bien. »

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Pour trois hommes français sur quatre le panier à linge sale est un objet « magique » révèle un sondage publié hier par le magazine féminin « Go To Elle ». Beaucoup plus qu’un simple contenant, il serait ainsi capable, par lui-même, de laver, sécher, voire repasser et ranger les vêtements qu’on y jette.

« Moi, tout ce que je sais, c’est que je jette mes fringues dedans et que deux jours plus tard ils sont de retour dans l’armoire, propres et repassés. »

Interrogés sur le rôle de cet accessoire à travers un questionnaire de type Q.C.M., seuls 22% des hommes sondés ont répondu correctement (« Un panier à linge ne sert qu’à entreposer le linge sale. »).

Pour 31% d’entre-eux, il « Permet de stocker le linge et accomplit d’autres tâches ». Pire, pour 18% des hommes, le panier à linge « Prend du linge sale et le rend propre et repassé ». 11% avouent simplement ne pas savoir ce qu’est un panier à linge.

Le choc est rude lorsqu’un homme découvre la vérité. Souvent, c’est une rupture amoureuse qui précède la révélation, comme nous l’a confirmé cet employé d’une grande enseigne nordique d’ameublement :

« Ils [les hommes, ndlr;] viennent nous rendre des paniers à linge en disant qu’ils ne marchent plus. Alors on leur explique que c’est leur femme ou leur maman qui faisait tout ce travail et pas le panier à linge… »

Le même magazine féminin révélait le mois dernier que pour 85% des hommes, les poubelles « se vident toutes seules ».

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Reims – Ce Rémois de 48 ans avait une méthode bien à lui pour multiplier les « conquêtes » : Il faisait croire à ses proies, souvent beaucoup plus jeunes que lui, qu’il venait du futur et qu’elles devaient coucher avec lui pour éviter une catastrophe ou un drame quelconque. Le stratagème, extrêmement bien étudié, lui aurait permis de « consommer » avec une cinquantaine de jeunes femmes, avant d’être placé en garde à vue hier matin.

Des LEDs sous la peau du bras

Un prototype d'éclairage intra-cutané retrouvé au domicile de l'escroc
Un prototype d’éclairage intra-cutané retrouvé au domicile de l’escroc

Selon plusieurs témoignages concordants, l’homme, que nous appellerons Roger, n’avait pas un physique facile mais paraissait « vraiment venir du futur ».

L’escroc avait poussé la supercherie jusqu’à se faire implanter des LEDs radio-commandées sous la peau de son avant bras droit. Ces petits témoins lumineux représentaient, dans ses affabulations, un futur positif (éclairage vert) ou une catastrophe à venir (éclairage rouge).

Une source proche de l’affaire indique que Roger préparait méticuleusement chacune de ses approches. Il commençait par choisir une victime, généralement une jeune femme, jolie, âgée de 20 à 25 ans. Commençait alors un minutieux travail de détective pouvant durer plusieurs semaines : Filature, fausses demandes d’ami sur les réseaux sociaux, enquête de voisinage, pose de micros, etc. Le Rémois accumulait un maximum d’informations sur sa cible, ses activités, sa famille et ses habitudes.

 Un discours bien rôdé

De manière systématique, la mise en scène de Roger commençait par l’annonce d’une catastrophe, assortie de détails précis et exacts tirés de son enquête : Des faits qu’un étranger comme lui n’était pas supposé connaître.

Un selfie de "Roger", l'homme qui prétendait venir du futur.
Un selfie de « Roger », l’homme qui prétendait venir du futur.

« Ton fils Johan va mourir, trois mois après sa naissance, des mêmes causes que le bébé de ta cousine Léa » glisse-t-il ainsi à l’oreille de Sarah C., jeune Rémoise de 22 ans, alors qu’elle fait tranquillement ses courses dans une supérette du centre-ville. « Qui êtes-vous ? Comment savez vous quel prénom je vais donner à mon enfant ? Comment savez-vous que ce sera un garçon ?  » bredouille l’étudiante enceinte de 3 mois, abasourdi, bouleversée.

Immédiatement après cette première approche, l’escroc regardait son avant bras lumineux et affirmait devoir partir immédiatement. « Je connais le futur. Je saurais où te trouver Sarah. Je vais t’aider. » lançait-il mystérieusement à sa proie, avant de disparaître dans un nuage de fumée. En réalité, Roger utilisait de simples fumigènes vendus dans le commerce et jetait au sol des doubles des vêtements qu’il portait, donnant ainsi l’illusion de s’être volatilisé.

« Je les laissais mariner 2 ou 3 jours »

Quelques jours plus tard, le célibataire sans enfants revenait à la charge. Sarah se souvient très bien de cette seconde rencontre :

« Il était dans le parc où je faisais mon jogging, il avait une sorte de chapeau métallique du futur. Quand je suis arrivé à sa hauteur, il a regardé son bras qui était éclairé de l’intérieur et a dit « pile à l’heure Sarah ». Il a commencé à m’expliquer que mon fils serait le chef de je-sais-pas-quoi dans le futur, un truc contre les machines. Il disait que lui aussi venait du futur… Il savait plein de trucs sur moi et ma famille…

Une fois sa cible prise au piège de ses mensonges, Roger expliquait que lui seul pouvait la tirer d’affaire, qu’il était justement là pour ça. Et à chaque fois, la « solution » passait par le sexe.

« Il faut que nous nous unissions »

Dans le cas de Sarah, Roger affirme qu’il est le seul être humain a posséder les anticorps qui permettraient au futur bébé de vivre. L’homme réussit à convaincre la jeune fille que coucher avec lui est le seul moyen pour que cette dernière absorbe les anticorps, qui se transmettrons alors à son enfant, qui sera donc sauvé.

Inculpé pour escroquerie caractérisée et abus de faiblesse sur 47 jeunes femmesRoger a joué le tout pour le tout lors de sa première audience au tribunal, expliquant à la juge qu’il voyait pour elle une incroyable carrière dans le futur, à condition qu’il soit immédiatement acquitté.

Ne pouvant que constater l’échec cuisant de cette tentative de bluff, le Rémois a alors joué sa dernière carte, en tentant de disparaître du tribunal dans un nuage de fumée, oubliant seulement qu’il était menotté au mobilier.

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Le maire de la petite ville grecque de Levalos-Perros, Roberto Rastapopoulos, qui partage de troublants points communs avec Patrick Balkany, député et maire de Levallois-Perret, serait actuellement en fuite vers la Syldavie, le paradis fiscal slave où ce dernier aurait récemment transféré une grande partie de sa fortune.

A peine la victoire du parti d’extrême-gauche Syriza était-elle prononcée que déjà, la chasse à la corruption était grande ouverte. « Il est grand temps de faire du ménage dans ce pays, ceux qui ont abusé de leurs pouvoirs au détriment de la population vont payer » a déclaré Aléxis Tsipras le nouveau Premier Ministre grec.

Homme politique et homme d’affaire condamné de multiples fois dans des affaires de corruptions (tout comme son homologue Balkany), soupçonné dans une multitude d’autres combines variées, Rastapopoulos aurait donc quitté le pays dans l’urgence afin d’éviter la prison (ayant perdu la « protection » qu’il s’était achetée au plus haut niveau de l’Etat grec).

« Derrière des activités légales en apparence, comme l’import/export ou la production cinématographique, Rastapopoulos trempait dans de multiples trafics où il bénéficiait du silence de haut-fonctionnaires grecs. Il a coûté des millions à l’Etat grec, en toute impunité, pendant des années » déclarait Tintin, reporter pour le « Petit Vingtième ».

Interrogé par le « Daily Béret », Patrick Balkany a déclaré « ne pas voir le rapport » entre lui et Roberto Rastapopoulos mais s’estimait tout de même « chanceux que cet abruti de Mélenchon n’ait aucune chance de passer en 2017 ».

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Nouveau coup dur pour la cigarette électronique. Une nouvelle étude parue hier démontre que cette dernière pourrait être jusqu’à 104 fois plus nocive que le tabac ! Les scientifiques de l’Institut de Recherche Médicale Philip Morris (IRMPM) ont étudié les effets comparés du tabac (fumé) et de la cigarette électronique (mâchée et avalée). Résultat : La cigarette électronique serait immensément plus dangereuse que le tabac.

« La cigarette électronique, loin d’être l’alternative inoffensive et douce qu’imaginent beaucoup de gens, est une vraie saloperie ! » s’indigne Kamel Al Filtr, l’un des auteurs de l’étude – « La batterie ! Rien que mâcher et avaler la batterie d’une cigarette électronique est une aberration au niveau de la santé ! A côté de ça, fumer du bon vieux tabac classique n’a quasiment aucun effet négatif, même si vous en avalez un peu ! ».

Dents cassées, estomac percé, électrocution, coupures, empoisonnements : La liste des dangers de la cigarette électronique (mâchée et avalée) est longue.

Conclusion de l’étude : La cigarette électronique, ingérée ou brûlée, serait jusqu’à 300 fois plus cancérigène que le tabac. A l’opposé, les chercheurs ont également découvert que le vapotage de cigarettes classiques (tirer sur une cigarette éteinte) ne présentait aucun danger.

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Isère – Deux mois de prison avec sursis, 3500€ d’amende et l’interdiction formelle d’utiliser des chats pour tirer leurs attelages : Voilà la peine sévère prononcée hier par le TGI de Grenoble à l’encontre d’Anne-Cécile et Damien Traucouis, les fondateurs de l’entreprise « Chat-Glisse » qui proposait aux touristes de « ronronner de plaisir » en pratiquant le chat de traîneaux. Reportage.

Sur le plateau du Vercors, où sévissaient la fratrie Traucouis, nombreuses sont les structures touristiques proposant des balades en chien de traîneaux. Une concurrence sévère que les frère et sœur d’une trentaine d’année avaient décidé d’esquiver en proposant un concept novateur et attractif : le chat de traîneaux.

120 chats par traîneau

Si l’idée semblait séduisante sur le papier, la réalité s’est malheureusement avérée plus brutale. Comparé à un chien de traîneau classique, type Husky, capable de tracter à lui seul près de 40 kilos, un chat s’avère beaucoup moins efficace sur terrain enneigé, avec une capacité de traction ne dépassant par les 3 ou 4 kilos.

Même « équipés de petits chaussons cloutés », les chats « ont tendance à galérer et s’enfoncer dans la neige » admettait Damien Traucouis.

« Chaque semaine je leur livrais 110 litres de lait, 75 litres de Redbull, 500 kilos de croquettes et 30 kilos de stéroïdes anabolisants. J’ai jamais posé de questions […]»

Ainsi, pour tirer avec suffisamment de puissance un traîneau de 60 kilos, un catsher (l’équivalent du musher, en version féline) de 70 kilos et deux touristes pouvant peser jusqu’à 180 kilos, Damien Traucouis a mathématiquement déterminé une taille de meute optimale de 120 individus. Une meute bien difficile à contrôler.

Traîneau à guidage laser

Pour diriger l’énorme et turbulente meute de chats, Anne-Cécile a eu l’idée ingénieuse de monter un puissant laser sur les traîneaux : Braqué sur la neige, à un mètre des chats de tête, il dessine un point rouge mouvant et très brillant que les félins ne peuvent s’empêcher d’essayer d’attraper.

Quant à la centaine de chats ne voyant pas le laser « Ils sont obligés de courir aussi, sinon ils passent sous le traîneau » a froidement expliqué l’iséroise, devant un tribunal stupéfait. « Par contre, avec ce système, on a une précision au millimètre » ajoutait-elle, satisfaite.

15% de « pertes » par jour

Entre les chats passant « sous le traîneau », ceux mourant d’épuisement et ceux ne survivant pas aux nuits glaciales en extérieur supposées « les rendre plus forts », la fratrie Traucouis a admis lors de son procès « avoir cramé une bonne douzaine de chats par jour ».

Interrogé sur l’origine de ces animaux, Damien Traucouis justifiait évasivement avoir « un fournisseur tout ce qu’il y a de légal ». Une affirmation dont on peut douter, étant donnée la multiplication récente des disparitions de chats dans le Vercors ces derniers mois.

Témoignages bouleversants

Les témoins se sont succédé au tribunal de grande instance de Grenoble où avait lieu hier l’audience finale de « l’affaire Traucouis » :

« Ce jour là, on est tombés en panne de laser en pleine forêt ! Les chats ont commencé à partir dans tous les sens, c’était n’importe quoi, ça miaulait grave, on s’entendait plus ! On a dû en relâcher plein, on sait pas où ils sont allés, ils sont sûrement morts aujourd’hui » témoignait Bruno, un touriste d’origine parisienne.

Vincent, lui, était le livreur des Traucouis : « Chaque semaine je leur livrais 110 litres de lait, 75 litres de Redbull, 500 kilos de croquettes et 30 kilos de stéroïdes anabolisants. J’ai jamais posé de questions, ils me donnaient un bon pourboire à chaque fois… Si j’avais su à quoi ça servait, j’aurais fait quelque-chose, je vous jure.. » avouait-il, effondré.

« […] ça miaulait grave, on s’entendait plus ! On a dû en relâcher plein, on sait pas où ils sont allés, ils sont sûrement morts aujourd’hui. »

Au total, ce sont plusieurs centaines de chats qui auraient « disparu ». Abandonnés dans la forêt pour la plupart, probablement dévoré par des prédateurs, ils n’ont laissé aucune trace, aucune preuve. Anne-Cécile et Damien Traucouis ne seront finalement inculpés que pour « fausse déclaration lors du dépôt légal des statuts d’entreprise ». Ils avaient omis de préciser qu’ils harnacheraient des chats et non des chiens pour tirer leurs traîneaux.

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Cette théorie, en apparence farfelue, a pris une ampleur remarquable ces dernières heures sur la Toile. Si aucune piste policière, aucun indice ni le moindre témoin n’indiquent pour le moment la culpabilité de la marque n°1 de papier hygiénique en France, le mobile qu’aurait pu avoir l’entreprise pour commanditer les attentats, lui, est si évident que l’on est en droit de mettre en doute l’apparente innocence de Lotus.

A qui profite le crime ?

Depuis une dizaine de jour les ventes de papier toilette, de désodorisant et d’essuie-tout ont augmenté de 350%. Et la tendance est à la hausse. En cause, la prolifération récente des idées de merde.

« On utilise 3 rouleaux de PQ par jour rien que pour essuyer la bouche d’oncle Roro, il disait pas mal de la merde avant mais depuis quelques jours c’est devenu infernal »

Depuis « Charlie », la quantité de merde publiée sur les réseaux sociaux a littéralement explosée, passant en deux semaine de 12 grammes par personne et par jour en moyenne à plusieurs centaines de grammes, voire plusieurs kilos dans les cas extrêmes. Mais ces réseaux ne sont pas les seuls à être touchés : reportages de merde, interviews de merde, articles de merde : Il est quasi impossible d’y réchapper.

Les témoignages sont aussi nombreux qu’édifiants. « En changeant de radio je suis tombé sur RMC, un auditeur énervé donnait son avis sur l’attentat à Charlie Hebdo. Immédiatement, du caca est sorti par les hauts-parleurs de ma voiture ! » raconte cet automobiliste. « Chez moi ça sort aussi par la télé ! » assure un autre.

« […] j’ai toujours un peu de merde dans la poche, et c’est même pas la mienne »

« Je reçois des tweets et des notifications Facebook automatiquement sur mon smartphone. Du coup, j’ai toujours un peu de merde dans la poche, et c’est même pas la mienne » se lamente cette utilisatrice d’iPhone.

« J’essuie Charlie »

« J’ai organisé une soirée chez moi, il y a eu tellement de blagues de merde que j’ai dû faire venir une entreprise de nettoyage industriel le lendemain. Comme par hasard, cette entreprise a été rachetée par Lotus il y a quelques semaines » nous confiait un internaute pour qui cette coïncidence est « vraiment chelou ».

Dans un communiqué, l’entreprise réfute vigoureusement toutes ces accusations : « Certes, l’ambiance de merde qui règne actuellement en France est profitable à nos actionnaires ainsi qu’à notre top management, toutefois, Lotus France dément fermement toutes les accusations infondées qui lui sont adressées. Nous aussi on est Charlie, merde ! ».

 

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Ce matin aux environs de 10h45 deux individus lourdement armés ont fait irruption au domicile de Grosbisou, faisant feu sur tous les oursons présents avant de prendre la fuite dans les nuages. Grosbisou et son compagnon Groschéri seraient morts sur le coup, ainsi que Grosdodo lâchement assassiné pendant son sommeil. Maminours et Ti’coquin sont quant à eux décédés dans la matinée des suites de leurs blessures. Une douzaine d’autres oursons ont été blessés pendant la fusillade.

La piste xénophobe privilégiée

La police du Pays des Bisounours, qui a été crée pour l’occasion, est à la recherche active des deux individus. Il pourrait s’agir, selon plusieurs témoins, de Toumalin le raton laveur et de Toufou  le lapin.

Selon nos sources, Toufou le lapin aurait récemment rejoint le mouvement radical « Rongeur-Power » fondé par Toumalin. Ce mouvement ouvertement anti-bisou, visant à instaurer par la force le « câlin » comme pratique obligatoire dans tout le pays, s’était déjà illustré le mois dernier en revendiquant une série de dégradations et de tags xénophobes sur des nuages.

« Chez nous, on fait des bisous, pas des câlins.  S’ils veulent faire des câlins, ils n’ont qu’à changer de nuages »

Connu pour sa légendaire absence d’insécurité, le pays des Bisounours est aujourd’hui sous le choc. Habituellement extrêmement tolérants, certains habitants n’hésitent pourtant pas aujourd’hui à dire leur ras-le-bol, en particulier sur les réseaux sociaux. Ainsi, sur Bisoubook, un internaute nommé Grosecret postait cette phrase, bisoutée et partagée par de nombreux oursons : « Chez nous, on fait des bisous, pas des câlins.  S’ils veulent faire des câlins, ils n’ont qu’à changer de nuages ».

Les humains indirectement responsables ?

Si l’on en croit les scientifiques, l’occurrence des premiers cas de violences et d’incivilités au Pays des Bisounours correspondrait à l’apparition, il y a quelques mois, d’un trou dans les nuages, causé par la couche d’ozone, permettant aux Bisounours d’observer la Terre et ses habitants.

« Jusqu’à l’apparition de cette fenêtre sur notre monde, les Bisounours n’avaient jamais été exposés à la violence, à l’intolérance ou à la notion de communauté » explique un chercheur – « Mais depuis qu’ils nous observent, ils ont développé des comportements nouveaux, déviants, probablement par imitation. La semaine dernière, nos télescopes ont enregistré le premier viol Bisounours, alors que depuis toujours, les Bisounours ne se faisaient que des bisous dépourvus de toute sexualité ! » continue le scientifique.

Et demain ?

La communauté mondiale des bisologues s’inquiète pour le pays des Bisounours. Depuis quelques semaines, les scientifiques observent un ourson, connu sous le nom de Großtragen, rallier à sa cause un nombre grandissant de jeunes oursons influençables. Dans son livre, « Mon nuage », ce dernier décrit une idéologie politique basée sur « l’assimilation culturelle » de certains types d’ours, la notion « d’espace vital » et celle de la « pureté des Bisounours ».

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3ème cause de la disparition des forêts derrière l’élevage intensif et la surexploitation du bois, les ophtalmologues français sont aujourd’hui pointés du doigts par tous les mouvements écologistes mondiaux. Et pour cause : Sur les 150 000 km² qui disparaissent chaque année, 42 000 km² leur sont directement attribuable !

Impressions sans fin

Contrairement à l’immense majorité des professionnels de la santé (ou tout autre type de professionnel en réalité), l’ophtalmologue est inaccessible : il faut en moyenne patienter de 6 mois jusque à parfois deux ans pour obtenir un rendez-vous. Ce n’est pas que son travail est difficile (il possède une machine compliquée qui fait toutes les mesures), non, le problème c’est qu’ils sont peu nombreux.

Conséquence : Les ophtalmologues français tiennent des listes d’attente de leurs patients : nom, prénom, adresse, etc.. Tant que ces listes restent stockées électroniquement, elles n’occupent que quelques téraoctets de données (l’ophtalmologue possède généralement une salle remplie de serveurs informatiques, cela suffit dans la plupart des cas).

Malheureusement il arrive parfois que Monseigneur l’ophtalmologue exige que soit imprimée sa liste d’attente. Il demandera alors à l’une de ses secrétaires de s’acquitter de la tâche. Malgré les quelques résistances que cette dernière opposera (elle connaît la situation) , elle finira par s’exécuter.

Commence alors un processus d’impression littéralement interminable qui, en ce moment même, est en cours dans 95% des cabinets d’ophtalmologie français. Les nouvelles demandes de rendez-vous arrivant plus vite que la capacité de l’imprimante, celle-ci tourne donc en continue, indéfiniment. Même en multipliant les imprimantes, le flux des demandes reste trop important pour pouvoir être imprimé en temps réel.

Conséquence : Chaque jour, plusieurs secrétaires sont occupées à temps plein à aller acheter du papier, remplir les imprimantes, changer les cartouches d’encres (surtout le « cyan » alors que les impressions sont en noir et blanc) et, bien souvent, redémarrer l’impression du début.

Ironie du sort : Les ophtalmologues ne lisent généralement même pas les listes d’attentes car « il y a une secrétaire pour ça ». Ce papier est donc gaspillé en pure perte.

S’ils retiraient leur salaire en billets de 10€…

La situation pourrait être bien pire. Une étude démontre ainsi que si les ophtalmos français retiraient leur salaire en billets de 10€ ou 5€, la forêt amazonienne pourrait avoir totalement disparu d’ici 2018.

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Exploiter l’horreur d’un drame à des fins bassement économiques ou politiques, utiliser sciemment les émotions douloureuses mais si humaines créées par l’atrocité barbare, faire « parler » des faits ou des personnes décédées pour servir son petit intérêt, telles sont les caractéristiques abjectes et cupides de la récupération médiatique que cet article dénonce. Article que Cabu, Charb, Tignous, et Wolinski auraient certainement partagé.

Soyons clairs : Vous faites bien ce que vous voulez. Vous êtes libres de partager, vous aussi, cet article sur le thème de la récupération médiatique d’un drame atroce comme l’auraient sûrement fait Cabu, Tignous, Charb et Wolinski; Ou vous pouvez aussi faire l’autruche et, ce faisant, dire « oui » à la terreur et « désolé » à la liberté d’expression. C’est « en haut pour vous » comme disent les anglais.

Alors oui, sous prétexte de dénoncer la récupération et sous couvert d’humour, cet article ressemble finalement un peu à de la récupération. OK. Mais… N’est-ce pas à la fois absurde, un peu facile, complètement déplacé et quelque-part assez honnête ? N’est-ce pas précisément ce que Wolinski, Charb, Cabu et Tignous auraient apprécié ? Bien sûr que si. Voilà pourquoi ils auraient, de toute évidence, partagé cet article.

Photographie :  Valentina Calà sur Flickr.