Monthly Archives: décembre 2014

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Comme chaque année depuis cette année, le Daily Béret vous présente son TOP 10 des meilleures décimales de Pi des douze mois écoulés. Constante mathématique préférée des français, Pi recèle des merveilles dans son infinie succession de décimales ! Nous aurions voulu toutes les montrer dans cet article, mais nous aurions saturé l’Internet. Voici donc le classement 2014 des 10 meilleures décimales !

1 (ex aequo) : 7

Découverte cette année, cette nouvelle décimale se situe au rang 10^167 + 4,565,465,132,542. Elle remporte (à égalité avec les autres) le prix prestigieux de la décimale de Pi préférée des français en 2014 ! Souhaitons lui une bonne continuation en 2015 !

2 (ex aequo) : 4

4Magnifique ! Située confortablement entre un 3 et un autre 4, cette décimale a ravi le cœur de tous les français en 2014. Elle arrive en seconde position (1ère ex aequo).

3 (ex aequo) : 3

Ce n’est pas le 3 de 3,14 bien sûr mais il a tout de même une sacrée prestance, bien qu’il se situe parmi les dernières décimales de Pi.

4 (ex aequo) : 3

Un autre 3 ! Serait-ce le chiffre préféré des français en 2014 ? Non, si l’on en croit un sondage récent qui le classe en 7ème position sur 10. Encore une fois, l’emplacement plus que le chiffre lui-même fait toute la différence ici !

5 (ex aequo) : 3

Eh bien ! Que de 3 ! Jamais deux sans trois ! Celui-ci arrive en cinquième position, pas mal quand on sait qu’il était en compétition avec une infinité d’autres décimales !

6 (ex aequo) : 1

1Vous êtes encore là ? Bon et bien nous en profitons pour vous souhaiter de joyeuses fêtes.

7 (ex aequo) : 8

Et une bonne année 2015 !

8 (ex aequo) : 0

Vous êtes probablement quelqu’un de bien.

9 (ex aequo) : 9

Nous sommes fiers de vous compter parmi nos lecteurs.

10 (ex aequo) : 7

Le saviez-vous ? Chaque fois que vous partagez l’un de nos articles, les gens vous aiment un petit peu plus.

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ANTIBES (06) – Habitués aux températures clémentes de l’océan Indien ou de la mer des Caraïbes, plusieurs bancs de surimis ont été signalés par des pêcheurs à quelques encablures du port de Toulon. C’est la première fois que des individus de cette espèce font leur apparition en Méditerranée. Explications.

« Le Surimi Vulgaris, l’espèce la plus connue et la plus répandue reconnaissable à ses tons orange et blanc fortement contrastés, n’est pas adaptée aux eaux froides de nos latitudes » explique Lucas Billot, océanologue spécialiste des migrations marines – « Cette espèce ne possède pas d’écailles et son gabarit très léger ne lui permet pas d’accumuler de la chaleur ».

le surimi est plus facile à attraper que les autres poissons car il n’a pas de nageoires

L’apparition de surimis sur nos côtes est-elle de mauvaise augure ? Oui et non répondent les spécialistes. Pour Jean Guille, écologiste activiste et président de l’association française pour l’amitié entre les peuples sous-marins (l’AFAEL-PSM), la présence de ces poissons en méditerranée est le signe d’une catastrophe écologique majeure en devenir.

D’après l’ancien chercheur, le surimi pourrait se multiplier et bouleverser l’équilibre de l’écosystème méditerranéen : « Les prédateurs du surimi finissent par s’affaiblir, voire par mourir quand ils ne mangent que ça, car la chair de ce poisson n’est pas nutritive ! Malheureusement le surimi est plus facile à attraper que les autres poissons car il n’a pas de nageoires. Sa trajectoire est extrêmement prévisible puisque c’est celle des courants marins ! ».

Autre son de cloche pour Charles Castagnolle, directeur de la Fédération des Pêcheurs Professionnels du Midi, qui voit dans l’arrivée du surimi sur nos côtes une manne financière capable de sauver des emplois : « La rentabilité de la pêche au surimi est excellente ! C’est un poisson qui se pêche facilement, qui se conserve très bien et qu’il n’est même pas nécessaire de vider.. ni même de calibrer puisqu’ils font tous la même taille » se réjouissait-il lors d’une conférence de presse à l’Office Maritime Toulonnaise.

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Aix-en-Provence (13) – Armelle peut se vanter d’être bien entourée. Pour Noël, les amies de cette ex-célibataire aixoise de 35 ans se sont généreusement cotisées et ont rassemblé les 7800€ nécessaires pour la « délivrer du féminisme ». Reportage.

« Armelle est notre amie, on ne pouvait pas la laisser comme ça ! » s’exclame Nadia, la jeune femme souriante et pétillante à l’origine de l’initiative – « Elle refusait toujours de nous accompagner en boite, sous prétexte que c’est un repaire de machos où les femmes s’exposent comme la viande dans une boucherie ! Elle préférait passer ses soirées toute seule chez elle avec son chat, c’est triste quand même ». Alors en 2014, Nadia et cinq autres « coupines » décident d’agir et entament une levée de fonds avec l’aide des réseaux sociaux.

Selon ses proches, cela faisait 8 ans qu’Armelle « soufrait de féminisme », mais ces dernières années avaient vu la dégradation accélérée de son état. « Le pire c’est les naissances ! A chaque nouveau bébé dans la bande Mémelle en prenait un sacré coup… C’était parti pour des semaines de blabla sur la femme moderne qui n’est pas obligée d’avoir d’enfant si elle veut privilégier sa carrière et son épanouissement professionnel. Pour une meuf qui fait de la manutention à Ikéa, ça nous faisait quand même de la peine d’entendre ça » explique Sophie, également membre de cette bande de copines, très soudées depuis leur rencontre au lycée.

C’est sur un site internet américain que les amies d’Armelle avaient découvert en 2013 une étude selon laquelle la chirurgie esthétique aurait comme effet secondaire une réduction drastique des symptômes du féminisme (célibat, isolement, aigreur, paranoïa, dépression). Il n’en faudra pas plus pour que la décision soit prise : « Au pire, même si ça marche pas, ça ne lui aura pas fait de mal » pondérait Sophie.

Interrogée par le Daily Béret avant son passage sous le bistouri, qu’elle a tout de même accepté, Armelle se défendait farouchement d’être atteinte d’une quelconque maladie : « Le féminisme est un combat, pour plus d’égalité, pour changer l’image dégradée de la femme dans nos sociétés. J’aime mes amies mais je crois qu’elles ne se rendent pas compte, elles sont esclaves des normes réductrices qu’on leur impose, victimes des fantasmes masculins et de la toute-puissance médiatique qui finissent par sculpter leurs corps, dicter leur régime alimentaire et raccourcir leurs vêtements ».

Nous avons pu rencontrer à nouveau la jeune femme, après une demi-douzaine d’opérations de chirurgie plastique esthétique (liposuccion, lifting cervico-facial, rhinoplastie, implants mammaires, injection d’acide hyaluronique, etc.).

Accompagnée de ses amies lors d’une séance shopping à Zara, Armelle semble plus modérée mais aussi plus joyeuse : « J’ai fait la rencontre d’un infirmier à la clinique, il m’appelle sa princesse ! Je ne suis pas son jouet ou quoi, mais quand même, j’ai envie de lui plaire. Une petite robe ou un peu de maquillage ne vont pas contre mes valeurs, ce n’est pas être superficielle que de se mettre un peu en valeur ! ».

Depuis, l’aixoise a quitté l’association féministe « Les Mantes Religieuses Laïques » dont elle était vice-présidente et s’est débarrassée de son chat : « Je vais plutôt m’occuper de ma.. de moi quoi ! ».

Pour la Saint-Sylvestre, les sept « coupines » ont décidé d’aller en boite de nuit. Cette année, Armelle sera de la partie, et elle sait déjà ce qu’elle portera.

(Illustration :  Sebastian Wallroth sur Flickr)

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BORDEAUX – Un homme d’une trentaine d’année a foncé ce matin sur les clients du rayon charcuterie d’un magasin Super-U, au cri de « Allah akbar », faisant 3 blessés très légers et se blessant lui-même gravement.

Inconnu des services de police, le fanatique avait lesté son chariot en le remplissant de dizaines de bouteilles de vin avant de prendre de l’élan et de grimper dans ce dernier. C’est le choc contre les étales du rayon charcuterie qui, brisant les bouteilles, a gravement blessé le jeune homme qui soufre désormais de coupures multiples. Précipité dans le rayon réfrigéré, couvert de vin et de sang, le bordelais perdit connaissance, facilitant grandement le travail des agents de sécurité et de la police.

Selon le responsable de l’enquête, le commandant Louis Aoste, « Les éléments connus à ce jour ne permettent pas d’établir le lien entre cet incident et une quelconque religion, quelle qu’elle soit ». Selon la police bordelaise, il est encore trop tôt pour relier cette nouvelle affaire avec une mouvance terroriste « qu’il s’agisse de radicaux catholiques, d’extrémistes bouddhistes ou d’un gang de végétariens ».

Si l’on en croit le docteur Pierre Dallain, ancien psychiatre, interné au C.H.U. de Bordeaux, il existerait un point commun entre les affaires de Nantes, Dijon, Joué-Lès-Tours et maintenant Bordeaux : « Ce sont des hommes dans les quatre cas, cela ne peut être une coïncidence. Nous devons chercher une explication du côté des troubles typiquement masculins ».

Suite à cette nouvelle affaire, Manuel Valls a tenu à rassurer les français, tout en conseillant la plus grande prudence : « Soyez attentifs à tout véhicule, quel qu’il soit, déviant de sa trajectoire normale. Si vous entendez hurler des slogans à connotation fortement religieuse tels que ‘Vive jésus’, ‘Nam-myoho-renge-kyo’, ‘Krishna vaincra’ ou ‘iPhone 6’ grimpez immédiatement sur l’arbre ou le bâtiment le plus proche »

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Pour la NASA, qui a décrypté ce message historique, il s’agit d’une « bonne et d’une mauvaise nouvelle à la fois ». Bonne tout d’abord car elle confirme avec une très grande probabilité l’existence d’une vie extra-terrestre à moins de 2 années-lumière de la Terre. Mauvaise car « Cette forme de vie inconnue veut juste nous refourguer sa camelote » résume un directeur de l’agence d’exploration spatiale.

« Si ils en sont encore à spammer la galaxie avec de la pub, c’est qu’ils ne sont pas beaucoup avancés que nous. Ou pire, cela signifie que toute forme de vie finit par converger définitivement vers le capitalisme consumériste, qui serait donc l’état final de toute civilisation » analyse Walter Einseberg, chercheur à la NASA, sociologue des sciences et auteur de deux ouvrages majeurs sur des sujets sans aucun lien avec celui-ci.

« De plus, si cette civilisation extra-terrestre spamme la galaxie, cela signifie qu’ils entretiennent des relations commerciales avec d’autres civilisations du même acabit. Nous n’avons donc pas découvert une forme de vie mais bien plusieurs. Toutes capitalistes. » se désole ce chercheur de confession démocrate, comme tous les chercheurs.

A l’excitation de décoder cet étrange message a vite succédé une énorme déception : « On espérait tous que le premier message extra-terrestre décrypté par l’humanité serait un message d’espoir et de paix, la preuve que la vie peut s’auto-organiser intelligemment, durablement et collaborativement. On ne s’attendait pas à recevoir de la pub ! » se désole Jesse White, l’auteur de cette phrase.

D’après les crypto-analyste du Pentagone, le message reçu serait traduit dans plusieurs milliers de « langages » différents, probablement pour « ratisser le plus large possible ». L’un de ces langages ressemble beaucoup à nos mathématiques. Les analystes en on extrait une succession de formes géométriques et de nombres qui, une fois assemblés, semblent vanter les mérites d’un produit améliorant la qualité et la durée du processus de reproduction. « Nous pouvons affirmer avec une quasi-certitude que cette publicité non sollicitée contient une notion de prix et même de prix dégressifs selon la quantité » affirme avec une quasi-certitude ce crypto-analyste du Pentagone. « Il y a donc de l’argent ailleurs dans l’Univers, ce qui est une bonne nouvelle pour Wall Street ».

 

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« Quand on est chef d’entreprise, on a parfois plus de trente rendez-vous dans une journée. Entre les feux et les embouteillages de l’agglomération, impossible de tenir le planning avec les moyens de transport classiques ! » nous révèle Francis, Président-Directeur Général d’un groupe renommé fortement implanté dans le bassin isérois. « L’hélicopartage offre une solution flexible et financièrement avantageuse : j’estime avoir économisé 75% du coût d’un hélicoptère personnel ! »

 Surfant sur la vague de l’autopartage qui a conquis toutes les grandes agglomérations françaises ces dernières années, le site de covoiturage La Main Mise s’attaque aujourd’hui à un nouveau marché avec l’hélicopartage. Pour Pauline L, business developper de cette société innovante, « la tendance actuelle est au partage des ressources, les dirigeants d’entreprises l’ont bien compris eux aussi : nous nous devions de leur apporter une solution durable. » Cette jeune cadre sportive et sensible aux questions environnementales nous rappelle par là que l’hélicopartage est « avant tout un gain considérable pour la planète» s’appuyant sur une étude récente commandée par le Conseil Général de Rhône-Alpes et détaillant le bilan carbone désastreux des hélicoptères personnels.

 L’initiative, soutenue par les maires écologistes et encouragée par la Région, fait déjà des émules chez nos voisins outre-Atlantique, puisque la maquette d’un site Internet dédié au partage de monster trucks aurait déjà été divulguée dans le Minnesota, où de plus en plus de parents demandent à s’équiper, craignant pour la sécurité de leurs enfants face au nombre grandissant de 4×4 sur les routes.

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« Une belle mécanique, ça s’entretient » nous assure Patrick d’une voix rauque et affirmée, « Le gazole ordinaire, ça encrasse tout, je comprends pas que les gens mettent cette saloperie dans leur réservoir !« . La mécanique en question est celle de son Audi A5 « sportback » TDI 200, un « véritable petit bijou » qu’il chérit depuis maintenant 4 ans et qui « tourne toujours comme une horloge ». « Y’a pas de secret » confie Patrick entre deux longues bouffées de Gauloise brune, « Si tu veux que ton moteur dure longtemps, faut y faire gaffe, pas de place pour la négligence ».

Patrick, commercial dans une grande entreprise de services informatiques, parcourt jusqu’à 40 000 kilomètres par an. Pour lui, son véhicule est « le prolongement de son corps ».

« Ça prévient pas ! Un jour t’as une pièce importante qui lâche et c’est tout le moteur qui est foutu ! » s’enflamme Patrick, qui a récemment menti au médecin du travail sur presque toutes les questions de son dernier contrôle médical, minimisant l’ampleur de ses mauvaises habitudes et cachant certains nouveaux symptômes apparus depuis sa dernière visite, telle que l’aggravation de sa toux matinale qui s’accompagne désormais d’une grande quantité de mucus jaunâtre.

« Les gens sont cons, ils voient bien que les performances de leur voiture se dégradent avec le temps, non ? Ça devrait leur mettre la puce à l’oreille, les alerter ? » s’emporte le commercial, qui allume une cigarette pour se calmer. Patrick, qui a de plus en plus essoufflé à chaque fois qu’il grimpe les 2 étages de sa résidence, à tel point qu’il envisage de déménager, ne supporte pas « les mecs qui voient pas que leur conso moyenne augmente » ou « ceux qui le voient mais qui font rien ».

Pour cet inconditionnel de « l’apéro » et des « grosses bouffes », qui a laissé tomber toute activité physique depuis plus de 8 ans au profit du grignotage devant des séries, les gens qui négligent leur véhicule ne s’arrêtent malheureusement pas là : « Ce sont les mêmes abrutis qui ne graissent jamais leur chaîne de vélo, qui foutent des pulls en cachemire dans l’essoreuse ou qui ne défragmentent pas leur disque dur régulièrement !  » enrage-t-il, « Et après ils viennent se plaindre qu’ils sont obligés de racheter ceci ou cela parce que c’est abîmé : Tu m’étonnes que c’est abîmé ! T’as vu ce que tu lui met dans la gueule ?!! ».

« La mécanique c’est délicat. Ça paraît costaud comme ça mais c’est tout un système assez fragile, ou chaque partie a une influence subtile sur presque toutes les autres. Un tuyau d’air ou de liquide bouché ici, un filtre encrassé là-bas, une pièce trop usée, et c’est l’ensemble qui est menacé » pondère l’homme de 43 ans, dont le taux morbide de cholestérol ainsi que l’état déplorable de certaines de ses artères l’empêcheront probablement d’atteindre les 65 ans.

« Enfin bon, les gens sont cons, les gens sont cons, que voulez-vous y faire ?  » interroge-t-il à l’issue de notre rencontre, irrité par l’idée d’une Audi maltraitée et par une quinte de toux retord. « Les gens ne comprennent que quand leur bagnole est chez le garagiste, mais là c’est souvent trop tard ! Elle est bonne pour la casse, et ils sont obligés d’en racheter une autre » conclut-il.

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Selon des chercheurs hollandais de l’Université d’Utrecht, le cannabis sativa, ou plutôt la résine qui en est extraite, sera le bio-carburant du futur. Après 18 mois d’expérimentation, l’équipe de chimistes et d’ingénieurs dirigée par le professeur Pieter Skunhk a mis au point un moteur révolutionnaire fonctionnant uniquement à l’huile de cannabis.

Monté sur un véhicule Wolkswagen de type Combi, le « moteur à cannabis » a permis le parcours de 213 kilomètres en ne consommant « que » 2,7 kilos de résine. « Ça fait cher le plein aujourd’hui, mais dans le futur, grâce à l’industrialisation des méthodes de production et au soutien de l’Etat nous pouvons envisager un carburant aux environs de 2 ou 3 euros le kilo » conjecturait le Pr. Pieter Skunhk lors d’une conférence de presse.

Peu cher, facilement transportable, stockable et bénéficiant d’un rendement exceptionnel, cette résine est-elle le « Graal » du carburant ? Pas forcément. « Si l’utilisation de ce carburant devait se généraliser aujourd’hui, cela poserait quelques problèmes, en particulier en ville » tempère Adriaan Stoner, doctorant biologiste à l’Université d’Utrecht – « Les gaz rejetés par les véhicules utilisant ce carburant seraient de nature à perturber l’économie locale. Il faudra probablement inventer une sorte de filtre, à installer en amont du pot d’échappement sur chaque véhicule ou alors accepter les conséquences ».

badass
Le professeur Pieter Skunhk utilise le carburant de son invention pour ses déplacements quotidiens.

L’équipe de chercheurs a conjointement mené des expériences de plus grande envergure en simulant par exemple, grâce à des rejets artificiel de combustion, l’utilisation du carburant par tous les habitants d’un quartier d’Utrecht. « Lors de nos expérimentations, la plupart des riverains se sont déclarés satisfaits, très satisfaits, voire super-satisfaits. Parallèlement, un effet de bord intéressant a été noté : La criminalité a fortement baissé dans ce quartier pendant toute la durée de l’expérience. Étrangement aussi, la consommation d’eau a, quant à elle, significativement augmenté. »

En France, les biocarburants sont aujourd’hui fabriqués à base d’oléifères tels que le colza. Le passage au cannabis forcerait nécessairement la dépénalisation de sa possession et de sa vente, du moins pour un usage automobile.

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Le mouvement « Dickember » appelle les hommes à ne pas se laver le pénis (« dick ») pendant tout le mois de décembre (« december ») pour lutter contre la misère. Le slogan officiel du mouvement ? « Fight poverty. Don’t be a dick. » (« Combat la pauvreté. Ne soit pas un enfoiré. »).

Movember 2, le retour ?

A chaque mois sa bonne cause ? « Movember » proposait déjà de se laisser pousser la moustache pendant le mois de novembre afin de sensibiliser aux cancers masculins. Fort de son succès, le concept a été repris et transformé : Depuis deux ans désormais, le mois de décembre est le mois de sensibilisation à la pauvreté. Explications.

« On adore le concept de Movember, à chaque fois que les gens demandent pourquoi t’as une moustache, t’as l’occasion de leur parler d’un problème qui compte vraiment » explique Tim Bradford, l’un des trois jeunes californiens à l’origine du mouvement Dickember, sur le site internet du projet.

« Les gens doivent sentir que la pauvreté nous entoure »

« Le plus important c’est l’idée d’engagement : Tu fais pas que parler ou cliquer un ‘like’, tu agis sur ton propre corps. Et comme ça les gens comprennent que c’est important pour toi. Movember c’est bien, Dickember va plus loin. Tu te laisse pas pousser trois poils, tu te laisses quasiment moisir la b*te ! Le message est tellement plus fort. Tout le monde sait alors que tu ne rigoles pas, que pour toi la pauvreté c’est du sérieux. » enchérit Donovan Thompson, responsable de la collecte des dons.

Un mois c’est long

Le mouvement « dickember » ne connaît pas encore la renommée de son confrère « movember », qui a depuis ses débuts collecté plus de 450 millions de dollars, reversés à divers organismes de recherche contre les cancers masculins. Pourtant, le nombre de participants ne cesse de croître, à l’image de Julien R., un trentenaire grenoblois qui commence tout juste son « dickember » :

Il vient de commencer son Dickember
« Je sens que ça va être dur » Julien, « Dicko » grenoblois

« Les premiers jours ça ira, ça m’arrive de ne pas la laver pendant 4-5 jours de toute façon. Pour la suite par contre, je suis un peu plus inquiet… surtout pour les derniers jours. J’ai d’ailleurs déjà refusé une invitation à un nouvel-an un peu classe : ça sera mon dernier jour de Dickember, je veux pas gâcher la fête. »

Un défi pour les proches aussi

Dans l’entourage de Julien, la tendance est plutôt contre le mouvement Dickember. « On est colocs, on fait souvent du covoiturage, enfin on passe beaucoup de temps ensemble. Je vais être clairement impacté par son défi à la con » s’inquiète Ben, son colocataire. Sa petite amie actuelle, Albertine, est plus radicale : « S’il le fait vraiment, c’est fini. S’il veut lutter contre la pauvreté, il n’a qu’à faire un chèque. ».

Avec plus de 52 000 inscrits en France, Dickember semble particulièrement suivi cette année. En fait, il y a certainement un ou plusieurs « dickos » (nom amical donné aux participants) dans votre entourage. Saurez-vous les repérer avant la fin du mois ?