Monthly Archives: juillet 2014

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 Des documents d’époque découverts le mois dernier en Italie nous offrent une lecture bien différente de la vie et de la personnalité du Christ. Selon un manuscrit datant de 311 AD, rédigé par l’un des descendants de l’apôtre Thomas, symbole du doute et de l’incrédulité religieuse, la résurrection de Jésus aurait été « financièrement motivée ». Le document révèle que Jésus avait souscrit, quelques jours seulement avant sa crucifixion, à une forme rudimentaire d’assurance-vie dont il était à la fois le souscripteur et le seul bénéficiaire. Explications.

La Bible est incomplète

Eusebio Bugia est historien des religions à l’Università Cattolica del Sacro Cuore de Milan. Cet érudit septuagénaire, internationalement reconnu pour ses travaux sur la vie du Christ et de ses apôtres, a été le premier à pouvoir décrypter le manuscrit retrouvé, rédigé en grec ancien, qu’il juge « plausible et révolutionnaire » :

Nous sommes au début des années 300, époque à laquelle a été rédigé le  Codex Vaticanus Graecus, le tout premier manuscrit de l’ancien et du nouveau testament, pour la rédaction duquel de très nombreuses contributions avaient afflué de tout le bassin méditerranéen et d’une partie du moyen-orient. Le texte original qui vient d’être retrouvé n’est jamais parvenu à Rome ou Alexandrie, les deux villes probables où aurait pu être assemblé le Codex. Son auteur, un certain Philemon, se disant descendant le l’apôtre Thomas serait en effet décédé avant d’avoir pu expédier sa contribution, qui par conséquent n’apparaîtra jamais dans la Bible !

Jésus s’était endetté pour réaliser ses « miracles »

Selon le manuscrit décrypté par Eusebio Bugia, Jésus aurait mobilisé des moyens financiers conséquents dans le but de développer sa renommée et le nombre de ses fidèles, en particulier via une série de « miracles ».

Les « miracles » n’avaient rien de magique. Il s’agissait de miracles économiques.

affirme le Professeur Bugia.

Le texte relate en particulier, sous un angle radicalement différent, l’épisode de la « multiplication des pains ». Dans sa version la plus connue, celle de Saint Matthieu, Jésus se serait retrouvé face à une foule d’affamés ne possédant que cinq pains et deux poissons. Après avoir rendu grâces les yeux au ciel, les pains se seraient magiquement démultipliés, chaque fois qu’ils étaient rompus.

Dans la version de Philémon cependant, le seul « miracle » attribuable au Christ est d’avoir pu rassembler les fonds nécessaires pour acheter une énorme quantité de pain que le Sauveur aurait fait distribuer à une foule de 5000 personnes, comme en atteste l’extrait suivant du manuscrit de Philémon :

Se tenant aux côtés de Jésus et face à la foule Salomé dit « D’où aurions-nous dans le désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ?« . Et Jésus, ayant appelé à lui ses disciples, leur ordonna de distribuer les dix milles sicles de pains [env. 160kg, NDLR] que ces derniers avaient acheté selon sa volonté, et avec ses propres deniers. Tous mangèrent et furent rassasiés. Ébahie, Salomé s’adressa à Jésus par ces mots « D’où proviennent les deux milles deniers que toutes ces vivres ont dû coûter ? ». Jésus répondit « J’ai emprunté ce pain, je le rembourserai de ma vie »

Poursuivi par ses créanciers, Christ aurait feint son « Ascension » pour refaire sa vie en Inde

Présentant sa fin proche, Jésus aurait souscrit à une « assurance-vie » (plus précisément une assurance décès, l’abus de langage a toujours cours aujourd’hui) auprès de la Banque Lydienne de Samarie. Une des clauses prévoyait le versement, au crédit du bénéficiaire, de la somme de 20 000 deniers (soit environ 2 millions d’euros) en cas de décès du souscripteur avant le terme du contrat.

Quelques jours après sa résurrection, Jésus aurait empoché le pactole, en profitant pour rembourser quelques créanciers (marchands de pain, de vin et de matériel de plongée entre autres). Bientôt poursuivi par les banquiers à qui le Sauveur avait souscrit son assurance, Jésus aurait décidé de feindre sa disparition, définitive cette fois-ci.

Émigré en Inde, où l’apôtre Thomas l’aurait également suivi, Jésus finira sa vie incognito dans la région aujourd’hui connue sous le nom de Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde.

Le Sauveur, ayant accompli sa mission sur terre, pu enfin s’adonner aux plaisirs de la vie dont il s’était privé pendant plus de trente années. Séduisant, aventureux et riche, le Christ eu maintes amantes, amants et expériences psychédéliques grâce aux substances qui furent découvertes à cette époque. Je comprendrais qu’on ait voulu cacher cette partie de la vie du fils de Dieu !

Pour l’historien, le décès du scribe Philémon, le seul à connaître la « seconde vie » de Jésus grâce à la transmission familiale initiée par l’apôtre Thomas, ne serait donc pas accidentel et les conséquences, si la véracité du texte se voyait confirmée, seraient énormes :

Si ce manuscrit décrit la vérité, l’Eglise n’aura d’autre choix que de mettre de l’eau dans son vin sur les sujets de la sexualité, l’homosexualité, la drogue et l’argent. Car apparemment, tout fils de Dieu qu’il était, Jésus n’en était pas moins un homme.

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TEXAS – Le projet de loi divisait l’opinion texane depuis des mois mais va probablement se voir adopté d’ici fin 2014. Le texte, qui propose d’autoriser les condamnés à mort à être exécutés dans le cadre du tournage de films ou de séries, vient en effet de recevoir l’aval de Rick Perry, le gouverneur républicain du Texas. Si la loi est votée, les détenus en attente dans les couloirs de la mort pourront choisir de remplacer l’injection létale par une autre méthode, laissée au libre choix des producteurs.

Avec 15 exécutions par an en moyenne, le Texas est de loin l’état le plus meurtrier d’Amérique; Des exécutions qui coûtent des millions de dollars au contribuable et dont les procédés sont régulièrement critiqués pour leur manque d’humanité. Proposé en 2011 par un sénateur démocrate, le concept de « Capital Entertainement » se veut à la fois plus humain et surtout plus économique puisque l’ensemble des coûts engagés pour l’exécution (incluant des cours de théâtre) sera à la charge de la société de production.

Tant que c’est pas Dexter, je signe.

A Hollywood, le projet de loi a reçu un accueil mitigé : Franchement favorable du côté des producteurs, réalisateurs et scénaristes, qui anticipent le « réalisme ultime » des scènes de combat, de meurtre ou d’accidents, qui coûteraient aussi moins cher en effets spéciaux et maquillage, mais plutôt défavorable dans les rangs des acteurs.  » There’s no fucking way I’m gonna actually kill anyone, at least on set (Je refuse catégoriquement de vraiment tuer une personne, NDLR)  » a déclaré Peter Dinklage, qui interprète le rôle de Tyrion Lannister dans la série « Game of thrones », l’une des séries potentiellement candidates.

Une source proche d’un établissement pénitentiaire texan rapporte un accueil très positif, de la part de certains condamnés du moins, qui voient dans cette méthode d’exécution un moyen de laisser une trace positive dans la postérité et d’apporter une dernière fois une contribution utile à  la société. «  I’m going for Jack Bauer!  » aurait déclaré un détenu, fan de la série « 24 heures chrono ».

Le projet de loi précise en outre que l’acteur-condamné ne pourra jouer que des « rôles de méchants » et que son cachet sera reversé intégralement aux familles de ses victimes.

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 Aujourd’hui, oublier son bébé quelques heures dans une voiture en plein soleil peut coûter très cher. En plus de nuire à votre image, de vous faire risquer une forte amende ou de vous obliger à en refaire un, vous vous exposez  à des peines de prison ferme. Un peu sévère pour un simple oubli, non ?

Heureusement pour les parents tête-en-l’air, portés sur la bouteille ou qui, inconsciemment ne désiraient peut-être pas tant que ça ce bébé finalement, l’entreprise américaine Syftware a annoncé la sortie prochaine d’une application nommée « Shitty-Parents® » (« Parents2Merde® » dans la version française) pour smartphone Android et iPhone.

Imaginez : Vous êtes avec votre bébé la voiture, en route pour aller faire le plein d’héroïne chez votre dealer favori. Pensant n’en avoir que pour 5 minutes, vous laissez votre bambin dans la voiture. C’était compter sans Razvan, qui, bon commerçant, vous fait tester gratuitement une de ses nouvelles molécules. Commence alors un « trip » de 12 heures pendant lequel votre bébé n’existe plus (d’ailleurs il n’est jamais né, personne n’est né… car vous êtes Dieu et.. ohhh.. les dents de Razvan fondent.. Mais vous avez le pouvoir de lui refaire pousser.. et..). BIIP! BIIP! BIIIP!! Parents2Merde® vient de vous rappeler à l’ordre et vous (ou plutôt Razvan, qui n’a rien pris) allez chercher bébé pour le mettre au frais. Bingo ! 20 ans de réclusion évités, pour 2,90€ seulement.

Mais attendez, ce n’est pas fini. Parent2Merde® vous rappellera aussi de nourrir votre enfant à intervalles réguliers, de l’inscrire à l’école ou à la crèche et de changer sa couche. Cerise sur le gâteau, un mode « love » vous rappellera de lui dire combien vous l’aimez, ou le fera à votre place grâce à son système de synthèse vocale pendant que vous prenez l’apéro.

 

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MONTPELLIER – Un homme de 46 ans, passablement ivre, a fait irruption mercredi soir aux alentours de 2 heures du matin dans le hall d’accueil de l’hôtel de police de Montpellier, tirant par le bras une jeune femme d’origine lituanienne visiblement récalcitrante à entrer dans l’établissement. Le père de trois enfants se serait ensuite approché de l’officier en charge de l’accueil pour lui demander « une chambre mais juste pour une heure ».

« Je lui ai demandé s’il savait où il était. L’individu a répondu par l’affirmative puis a exigé que je « me bouge le cul » » a déclaré l’officier d’accueil interrogé par nos confrères du « Courrier de l’Hérault ». Malgré les uniformes reconnaissables et la non ressemblance frappante du lieu avec un hôtel, l’homme ne remarque toujours pas qu’il s’adresse à un officier de gendarmerie.

 L’individu m’a sommé de lui remettre une clef, menaçant d’avoir une relation sexuelle immédiate et peu naturelle avec la jeune femme, devant moi, sur le comptoir d’accueil. Le monsieur a ensuite sous-entendu que cet alternative me conviendrait sans doute dans la mesure où je lui paraissais être « un gros pervers » puis s’est ravisé, mentionnant ma probable homosexualité.

Intrigués, des collègues gendarmes de l’officier d’accueil s’approchent du trio, ce qui ne met toujours pas la puce à l’oreille à notre homme qui leur déclare avec assurance « Hey les Village People, montrez-moi comment vous faites le p’tit train, que je me marre  » tout en sortant son smartphone et en commençant à se déshabiller.

Après s’être exécutés, les gendarmes ont mis fin à la situation en interpellant le montpellierain. La jeune lituanienne sera relâchées quelques heures plus tard après interrogatoire. L’homme, lui, passera finalement la nuit en cellule de dégrisement, avec 7 prostituées roumaines.

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Vous en connaissez forcément dans votre entourage : Ils parlent beaucoup, embellissent la réalité ou inventent carrément des histoires qui n’ont jamais eu lieu ! Ce sont les mythomanes (le mot est mixte, il n’y a pas de mytho-woman). Elaine Swarowski, psychanalyste à l’université de Berkley étudie la mythomanie depuis plus de deux décennies et après des centaines d’interview avec des mythomanes, voici ce qu’elle a découvert :

1. Ils tirent en permanence profit de leur imagination

Vous utilisez votre imagination quand vous en avez besoin ? Ils l’utilisent tout le temps. « Lorsque un individu normal regarde un film, il se laisse passivement porter par le scénario. Lorsqu’un mythomane regarde un film, il ne peut s’empêcher d’imaginer toutes sortes d’alternatives et de les jouer dans sa tête. Il aura d’ailleurs du mal à se souvenir de la vraie histoire » explique Elaine Swarowki.

2. Ils ne dressent pas de frontière stricte entre la fiction et la réalité

Pour un « mytho », ce qui est arrivé et ce qui aurait pu arriver est « rangé au même endroit dans son cerveau ». Il piochera dans ses souvenirs comme dans ses inventions.

3. Ils connaissent personnellement pas mal de stars

« Ces gens là connaissent beaucoup plus de célébrités que vous et moi, en particulier des stars de cinéma. Mon hypothèse est que leur capacité à dépasser le réel, leur imagination débordante, plaît beaucoup aux célébrités, qui sont des individus souvent blasés par le réel, ennuyés par la réalité » analyse la psychiatre. « J’ai un patient qui a écrit des chansons pour Michael Jackson et des scénarios pour Quentin Tarentino, c’est vous dire le talent et l’imagination que ces gens peuvent avoir ! ».

4. Ils n’aiment pas la logique

Des tests et des questionnaires ont démontré que les mythomanes ont des difficultés avec la logique. En particulier, une majorité d’entre-eux ne distingue pas la nuance entre corrélation et implication. «  Un de mes patients était persuadé que manger avec des baguettes finissait par brider les yeux » se souvient la chercheuse.

5. Ils ont des capacités sexuelles hors du commun

Entretien après entretien, Elaine Swarowki s’est rendue compte que ses patients mythomanes masculins avaient « tous des sexes de 30 cm ou plus » et qu’ils étaient des amants extraordinaires capables de « durer autant que nécessaire » et « les faire évanouir de plaisir même 3 à la fois ». Ses patientes quant à elles, avaient généralement la plupart des hommes à leur pieds, même les plus disgracieuses d’entre-elles, prouvant une fois de plus le pouvoir du charme magnétique des « mythos ».

6. Ils aiment accaparer (et garder) l’attention

Le « mytho » adore qu’on l’écoute, c’est peut-être pour cela qu’il « en rajoute ». « Quand un mythomane sent qu’il perd l’attention de son public, il est prêt à dire n’importe quoi » confirme Elaine Swaroki.

7. Ils sortent tous avec des mannequins

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Un « mytho » et l’une de ses épouses

« 90% des patients que j’ai étudié sont en couple avec des mannequins ou, au minimum, des personnes d’une grande beauté » confie la psychanalyste.

Voilà qui est sûrement à relier avec le point 5 !

8. Ils ont payé « une misère » pour tout ce qu’ils possèdent

Excellents négociateurs, grâce à leur éloquence et leur capacité inégalée à rebondir et improviser, les mythomanes font toujours d’excellentes affaires. Quel que soit le prix que vous ayez payé pour un vêtement, un téléphone ou même une voiture,  ils ont payé bien moins cher que vous.

9. Ils passent des soirées « de folie », à chaque fois que vous n’y êtes pas

« Mes patients sont les rois et reines de la nuit ! Ils passent des soirées vraiment incroyables : yachts, stars, champagne, piscines et villas de rêve, tout y est ! Je pense que leur don naturel pour divertir et faire rêver les autres n’y est pas étranger » raconte Elaine Swarki, qui précise que chaque fois qu’elle a accompagné l’un de ses patients en soirée, c’était une « soirée de merde », et que sa présence devait forcément y être pour quelque-chose.

10. Ils ont déjà tué un requin à mains nues

Un mytho en train de tuer un requin à mains nues
Un mytho en train de tuer un requin à mains nues

Bien qu’ils soient souvent chétifs, les mythomanes semblent doués d’une force surhumaine et de réflexes extraordinaires. Ajoutez à cela le fait qu’ils soient naturellement « taillés pour l’aventure » et qu’ils ont déjà visité la plupart des pays et vous obtenez des anecdotes dignes Hollywood ! « Une majorité de mes patients s’est déjà battu avec des animaux sauvages tels que les tigres, les requins ou des animaux encore non répertoriés. D’autres ont tué des terroristes, escaladé les pyramides au clair de lune ou battu Vladimir Poutine au bras de fer. Grâce à leurs spécificités, ces gens ont vraiment des vies passionnantes ! » conclut Elaine Swaki.

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Vous faites un 95D ou plus ? Désolé, la compagnie aérienne américaine ne vous accueillera plus à son bord, à moins que le vol soit interne aux Etats-Unis ou que vous soyez en mesure de fournir un « Breasts-Security Certificate »  récent, délivré par la compagnie elle-même ou par l’une des cliniques partenaires pour la modique somme de 370$, soit 274€. Les raisons d’une telle discrimination ? La sacro-sainte sécurité bien sûr mais surtout une lutte toujours plus farouche contre le trafic de drogue. Décryptage.

Dans un communiqué, American Airlines se justifie en rappelant qu’une opération chirurgicale des seins est aujourd’hui « banale, rapide et peu coûteuse » et que terroristes et trafiquants n’hésitent plus à y avoir recours. La compagnie précise par ailleurs que la détection des « poitrines belliqueuses » avant l’embarquement est entravée par la « nature sexuelle » de cette partie du corps d’une part, qui ne peut être tâtée à loisir, et par le fait qu’il est « désormais normal pour un sein de contenir toutes sortes de liquides et d’implants ».

Une seule paire de seins peut contenir jusqu’à 13 kilos d’explosifs, de drogue ou d’autres substances illégales.

Dans un rapport récent de la D.E.A. (les « stups » américains) datant de février 2013, les experts notent la féminisation croissante des cartels sud-américains. « Aujourd’hui, 30% des gros bonnets du trafic de drogue en Colombie sont des femmes, et ce chiffre est en constante augmentation » peut-on lire dans la conclusion du document.

Interrogé par nos confrères du « daily Mail » sur le caractère outrageusement discriminant d’une telle mesure, qui exclut d’emblée une catégorie d’individus basé sur un critère purement physique, le porte-parole de la compagnie aérienne américaine Josh Takoff joue la dédramatisation, déclarant non sans humour que « […] les femmes aux poitrines proéminentes sont déjà très avantagées dans la vie, n’est-ce pas ? » et que « […] ce désagrément mineur infligé aux plus chanceuses rend un peu justice à celles qui en ont moins dans le soutien-gorge ». Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir outre-atlantique.

La mesure entrera en vigueur dès septembre 2014 et des sources proches de l’IATA (International Air Transport Association) indiquent que d’autres compagnies pourraient bientôt suivre.

Un système de gabarit, similaire dans le concept à ceux utilisés pour filtrer les bagages en soute chez RyanAir ou EasyJet, est en cours de finalisation. Prenant la forme d’un soutien-gorge rigide en carbone, les passagères (ou passagers) soupçonnés de dépasser la taille limite (95C) devront réussir à l’enfiler et à le fermer pour être acceptés à bord.

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Que pensent les palestiniens de ceux qui les soutiennent en France ? Voici un florilège de commentaires recueillis par notre correspondante en Palestine auprès de la population locale, après leur avoir montré et détaillé le déroulement des manifestations pro-palestinienne qui ont eu lieu à Paris ce weekend.

Tahlat, 27 ans, charpentier :

Nous lui montrons une sélection des images les plus violentes de la manifestation :

C’est ça qui nous soutient dans votre pays ?! Belle image de nous… Dans ce cas, on préfère encore le soutient de Mel Gibson ou de Rihanna. Merci mais non merci.

Fairouz, 34 ans, contrôleuse de travaux :

Nous lui montrons un groupe de manifestant en train de jeter des pierres à des policiers.

Pour dénoncer la violence ils cassent tout et font l’intifada, dans un pays en paix ? C’est bien, c’est très intelligent ! Bravo. Félicitations. Ah oui : Je suis ironique, au cas où ils n’auraient pas compris.

Qaïs, 6 ans :

Nous lui montrons une vidéo où un jeune homme traite les CRS de « fils de p*te » :

Mon papa dit que les gros mots c’est quand on a rien d’intelligent à dire.

Nour, 38 ans, sans-emploi :

Nous lui montrons des individus cagoulés qui mettent le feu à des véhicules :

Ça nous aide un maximum toutes ces voitures brûlées. Merci les gars. Cramez encore quelques poubelles, pillez encore quelques magasins et tout s’arrangera ici.

Mahmoud, 38 ans, musicien :

Après avoir écouté les propos aussi anti-sémites qu’incohérents d’un adolescent :

Belle maîtrise des amalgames, nous avons affaire à un véritable Mozart de la connerie.

Issam, 58 ans, berger :

Nous lui montrons les images d’un jeune s’attaquant avec hargne à un Vélib’. Cela lui rappelle un souvenir :

Il y a quinze ans, j’avais un mouton trisomique dans mon troupeau. Un jour il a attrapé la rage et il est devenu très agressif, en plus d’être intellectuellement diminué. Il est mort en se battant contre un rocher.

Note de la rédaction : Par équité, nous aurions bien voulu filmer un ou deux manifestants pacifistes pour le montrer aux palestiniens, mais notre attention a été attirée au dernier moment par une poubelle en feu.

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Jeudi soir au Havre a éclaté une bagarre entre deux groupes d’individus, les uns roux, les autres également mais s’auto-proclamant « blonds vénitiens ». La tension entre les deux groupes serait brusquement montée après qu’un « roux » a demandé à un « blond vénitien » pourquoi il ne s’assumait pas. Le pub irlandais « Mommy’s Twat » dans lequel les deux clans étaient venus passer la soirée s’est alors rapidement transformé en vaste champ de bataille lorsque ces derniers en sont venus au mains. 9 personnes ont été transportées à l’hôpital universitaire du Havre, dont 7 jugées dans un état « préoccupant ».

Des bâtons dans les roux

D’après les nombreux témoins présents le soir du drame, deux groupes d’individus exclusivement roux seraient entrés dans l’établissement à 30 minutes d’intervalle. Marco, serveur au « Mommy’s Twat » depuis 3 ans n’avait jamais vu ça : « On m’avait parlé de ces gangs de roux mais je ne les avais jamais vu, ni au Mommy’s ni ailleurs. Apparemment, il y a les « purs » et les « vénitiens »… Ils se disent différents, mais franchement, de l’extérieur ils sont tous pareils pour moi ».

Brigitte Michon est psychologue, spécialiste de la xénophobie et de l’exclusion en milieu humide. Elle explique comment des individus aussi proches génétiquement et culturellement en viennent à se haïr :

Moqués et ostracisés depuis des siècles, les roux ont développé deux stratégies de défense radicalement opposées. L’une consiste à s’affirmer, à revendiquer sa légitimité en tant qu’humain, à mettre en avant sa différence. L’autre consiste plutôt à nier son état, à le cacher par différents artifices, comme le font les « blonds vénitiens ».

« Ils sentent comme nous »

Chuck Norris se déclare "blond vénitien" mais personne ne lui dit rien
Chuck Norris se déclare « blond vénitien » mais personne ne lui dit rien

Roux assumé, Yann ne comprends pas l’attitude des blonds vénitiens : « Ils sentent comme nous, ont les cheveux comme nous, les mêmes tâches de rousseur, ne supportent pas le soleil comme nous… et pourtant ils passent leur temps à dire qu’ils ne sont pas roux… Assumez les gars ! Il y a pas de honte à être roux ».

Nicolas lui se dit blond vénitien et tient beaucoup à la nuance : « Ce n’est pas du tout la même chose. Moi je tends vers le roux, sans vraiment y arriver, je suis sur le chemin du roux. Etre 100% roux c’est bizarre, c’est pas très beau en fait, alors que nous c’est assez classe je trouve.. Les reflets un peu blonds, ça sauve tout ».

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Nantes – Catherine Buisson, une mère de 3 enfants a été lourdement condamnée par le  tribunal de Nantes à une peine de 12 ans d’emprisonnement. La commerçante de 43 ans avait comparé son mari à un « chaton » à plusieurs reprises sur le réseau social Facebook. Estimant avoir été « atteint dans sa virilité » et tombé en dépression, Simon Buisson, le mari de Catherine, avait décidé de poursuivre cette dernière en justice. Le juge lui a non seulement donné raison mais semble avoir voulu faire un exemple de cette affaire : « Il faut stopper ces comparaisons dégradantes entre hommes et animaux, définitivement » a-t-il déclaré.

Sur Facebook, Catherine Buisson avait posté une photographie de son mari, accompagnée du commentaire « Mon chaton m’amène le p’tit dèj au lit. Youpi!! ».  L’image, montrant le nantais de 45 ans vêtu d’un simple tablier de cuisine et transportant un plateau, avait fait l’objet de nombreuses moqueries de la part de ses amis, qui depuis l’appelaient aussi « chaton ». Au bout de 3 mois de railleries continues, Simon était tombé en dépression. Une maladie qui n’a pas empêché sa femme de continuer son « travail de dénigrement systématique », comme l’a rappelé l’avocat de Simon Buisson lors de la dernière audience.

Il tente de se suicider, elle le traite de « pauvre lapin »

Deux semaines après le début de la dépression de son mari, Catherine Buisson avait à nouveau posté une photographie de son mari, au lit et nu, avec le commentaire « Mon pauvre petit chaton est tout triste 🙁 🙁 Qu’est-ce que je peux faire ??? ». La publication avait relancé les moqueries et aggravé la situation de Simon Buisson. Ce dernier avait alors tenté de se suicider, à plusieurs reprises. Des tentatives que sa femme avait à nouveau commentées sur le réseau social, le traitant cette fois-ci de « pauvre lapin ».

Finalement écrouée pour tentative de meurtre par sape psychologique, Catherine Buisson purgera sa peine à la prison pour femmes de Brest.

Rappelons que les comparaisons animales sont désormais sévèrement punies par la loi : 3 mois pour une comparaison avec un singe, 2 mois pour une gazelle, 4 mois pour un poulet ou un canard, et jusqu’à 12 mois pour une morue ou une cochonne.

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Situé sur l’autoroute A104,  à 14km de la sortie de Villeparisis (Ile-de-France), un généreux radar distribuait points et argent à foison aux contrevenants en excès de vitesse. Orienté du mauvais côté de la route, l’appareil mesurait des vitesses négatives qu’un programme informatique convertissait ensuite en points négatifs et amendes négatives. Flashé à « -140 »  km/h, un conducteur perdait « -1 » points et devait payer « -90€ » d’amende : Il gagnait donc en réalité 1 point sur son permis et l’Etat lui devait 90€. Explications.

D’après les premières estimations, ce seraient près de 13 000 points et pas moins de 2,5 millions d’euros qui auraient été « distribués » par l’appareil de contrôle mal configuré; Des points et des euros qui, légalement, ne seraient pas récupérables par l’Etat. Cette somme aurait cependant été partiellement remboursée depuis la reconfiguration du radar, grâce aux automobilistes qui le pensaient toujours détraqué.

Nos confrères d’Autoroute-Info ont pu rencontrer un ingénieur qui a participé à l’élaboration du système national centralisé de gestion des points et des amendes. Sous couvert d’anonymat, celui que nous appellerons Jérôme raconte comment de telles aberrations ont pu se produire :

« Tout le système a été pensé pour des vitesses positives, nous avons mis en place des équations assez simples de calcul des points perdus et des pénalités financières. Nous vérifions par exemple que le nombre de points ne passe pas en-dessous de zéro, mais nous n’avons jamais pensé à vérifier qu’il n’était pas supérieur à douze. »

Selon Jérôme, plusieurs dizaines d’automobilistes auraient exploité le « bug » sciemment, commettant délibérément de nombreux excès de vitesses devant le radar défectueux afin d’augmenter leur quota de points et de gagner de l’argent :

Je peux affirmer qu’au moins un automobiliste a dépassé les 1024 points sur son permis  de conduire, car cela a provoqué un bug sur le serveur central  et j’ai été appelé pour le dépannage

Quant aux amendes négatives, il ne serait a priori pas possible de réclamer l’argent directement, les transferts d’argent négatif étant impossibles dans le système bancaire français. Cependant, les automobilistes ayant amassé ces « anti-PV » disposent désormais d’une avance confortable sur leurs contraventions futures, comme Eric, que nous avons pu contacter par téléphone. Empruntant l’autoroute A104 plusieurs fois par semaine, ce commercial de 38 ans s’est constitué un petit pactole de points et d’amendes négatives, et il est content :

« J’ai 188 points sur mon permis ! C’est génial ! Et encore, j’en ai perdu une cinquantaine le mois dernier. Et les P.V., je peux voir venir… j’en suis à – 35 000 € ! C’est comme si j’avais un super-pouvoir, je fais ce que je veux, je m’en fous. Mais bon, je fais gaffe quand même. »

A en croire Eric, le « bug » irait encore plus loin puisque l’un de ses amis, qui roulait sans permis, en aurait reçu un tout neuf, chez lui, orné de la photographie prise par le radar.