Monthly Archives: janvier 2014

0

Vous venez d’approcher une fille dans un bar ? Vous avez décroché un premier rendez-vous galant ? Félicitations ! Cela ne doit pas arriver tous les jours, n’est-ce pas ? Alors autant ne pas compromettre vos chances de conclure en abordant le mauvais sujet de conversation. Après tout, on a qu’une chance de faire bonne première impression. Voici donc pour vous, la liste des sujets qui occupent certes votre quotidien de geek, mais qui sont garantis de la faire partir en courant.

1. HTML5

J’espère qu’il est parfaitement évident pour vous que si vous rencontrez une jeune fille dans une soirée, la dernière chose à faire est d’entamer la conversation en lui parlant d’HTML5 ! Si vous en doutez, votre cas est grave : vous ne comprenez sans doute rien à la psychologie féminine.

Explications : En lui parlant d’un langage aussi récent, exotique et excitant qu’HTML5, vous lui donnerez certes l’impression d’être une sorte d’aventurier,  un explorateur courageux qui n’a pas peur des territoires inconnus, ce qui est positif. Mais, le fait que ce langage ne soit pas supporté universellement par tous les navigateurs, que certaines balises soient reconnues par Chrome mais pas par Firefox, cela lui donnera une impression de non fiabilité, d’à-peu-près et de désinvolture qui vous sera immédiatement fatale.

2. Javascript

Vous êtes en boite de nuit, vous dansez près d’elle depuis un moment, des regards complices sont échangés, son visage se rapproche sensuellement du votre. Ne lui parlez pas de Javascript.

Explication : Elle s’en fout de Javascript bon sang !! Aujourd’hui tout le monde utilise des librairies comme Prototype ou JQuery. Parler de Javascript vous fera immédiatement passer pour un vieux-jeu incapable de suivre la mode.

geek.jpg

Il l’a conquise en lui parlant d’Android, pas de Javascript !

3. SQL

La belle vient de s’asseoir en face de vous, le serveur apporte une bouteille de Chianti, vous êtes sur votre 31, tout semble bien parti n’est-ce pas ? Nous vous garantissons que si vous lui parlez de SQL pendant ne serait-ce que 30 minutes, vous risquez de ne plus jamais la revoir.

Explication : SQL est un langage de requêtes, et elle le sait aussi bien que vous. Inconsciemment, en parlant « requêtes » vous vous rabaissez, vous devenez le demandeur, le quémandeur, et ça : ce n’est pas sexy du tout pour une fille.

Exception : A la limite, un compliment basé sur SQL peut être acceptable. Une phrase comme « Tu es comme l’étoile dans mon SELECT, car je veux tout chez toi » peut faire son effet.

4. Les Design Patterns

Celui-ci peut paraître surprenant, je vous l’accorde. Aborder une inconnue à l’arrêt de bus et lui parler de « Singleton » ou d’«Abstract Factory » peut paraître judicieux de prime abord. Ne le faites pas !

Explication : En parlant à la nana des design patterns vous ferez passer le message suivant : « Je suis quelqu’un de très conventionnel (= chiant !), je fais les choses comme on me dit de les faire (= pas d’esprit d’initiative) ». Bref, vous ne la ferez pas rêver !

5. La taille de votre disque dur

Là, vous vous dites : « Il rigole ! comment parler de mon énorme disque d’un téra-octet pourrait-il me nuire ? ». Je comprends. Faites moi simplement confiance et évitez ce sujet.

Explication : C’est prétentieux ! Les meufs n’aiment pas trop les gars qui se la racontent. Si tout se passe bien, elle découvrira bien assez tôt la taille de votre disque. Elle en sera d’autant plus impressionnée que vous ne l’aurez même pas mentionné auparavant. Elle pensera : « Wow… Quelles autres surprises me réserve-t-il ? ». Vous aurez créé le mystère, l’une des clefs pour percer les secrets de la psychologie féminine.

En conclusion : Si vous suivez ces quelques conseils, vous multiplierez vos chances de succès, c’est garanti. Ce n’est pas facile mais, hey, la femme est un être complexe, plus difficile à craquer qu’une bête clef WIFI WPA2. Dernier conseil : si vous séchez, que vous ne savez pas de quoi parler, que vous vous regardez dans le blanc des yeux et que rien ne vient, le C++ seratoujours une valeur sûre, et en plus, c’est trop la classe 😉

0

Personne n’y avait jamais rien compris, et pour cause : la physique dite « quantique » n’existe pas. A la base une simple plaisanterie, la « théorie » devient vite une mystification à grande échelle. Sorte de « mythe du Père Noël » des milieux académiques, la « Physique Quantique » était enseignée comme une véritable théorie aux étudiants qui, s’ils devenaient enseignants, étaient mis dans la confidence et la transmettaient à leur tour.

A l’origine, une blague d’Einstein à un élève

Jean-Luc Hilbert, historien des sciences à l’université Paris XVI, connaît l’anecdote par cœur, même si jusqu’à ce jour, personne n’avait voulu le croire : « A cette époque, Albert Einstein enseigne la physique Newtonienne à l’université de Vienne. Un jour, alors qu’un rayon de soleil traverse la classe, un élève lui demande si la lumière est faite de matière où s’il s’agit plutôt d’une onde. D’humeur taquine, le facétieux Albert lui répond : « les deux, Wolfgang, les deux ». Bientôt submergé de questions par la classe entière, Einstein improvise en quelques minutes une théorie fumeuse lui permettant de répondre à peu près aux questions. Quand il sèche, il sort simplement son fameux joker ‘tout est relatif’« .

Einstein pense que le canular va s’arrêter de lui-même. Pour en accélérer l’extinction, il n’hésite pas à en rajouter, jusqu’à l’excès : des queues de chiens qui vieillissent moins vite que leur corps, des particules qui communiquent instantanément, à n’importe quelle distance, etc. Seulement voilà : ses élèves et bientôt certains collègues sont « accros » à la théorie, qui commence même à être enseignée. Albert Einstein, abasourdi par la stupidité de ses collègues, décide de ne rien dire, histoire de voir jusqu’où peut aller la plaisanterie. Hélas, il n’en verra même pas la fin.

« Schrödinger est un de mes amis, concessionnaire BMW à Thionville »

Constance Desplanco enseigne elle aussi la physique Newtonienne (la seule « vraie physique ») : elle est à l’origine de la fameuse histoire du chat de Schrödinger : « C’était il y a une vingtaine d’années, j’avais décidé de tester à quel point on peut raconter n’importe quoi à des élèves. Il se trouve qu’à cette époque, j’avais un ami concessionnaire BMW à Thionville qui perdait toujours son chat, et il avait toujours peur qu’il lui soit arrivé quelque chose. Ça m’a donné une idée complètement insensée et ridicule : je leur ai dit que le soir, ce chat dormais dans une boite, mort ET vivant en même temps [rire], et que « si tu ouvres la boite, c’est toi qui décides si le chat est mort ou pas » [rire]. Personne n’a rien compris à l’histoire mais elle s’est répandue partout en un rien de temps ».

Un canular qui va trop loin

En avril 2013 a eu lieu un procès aux Etats-Unis dans lequel le jugement final fut intégralement basé sur la « physique quantique » : accusé d’adultère, un physicien a incriminé sa femme qui d’après lui était la seule responsable. Sa défense, qui fera sourire dans quelques mois, a cependant réussi à convaincre le jury : « J’étais tranquillement dans ma chambre, dans un état quantique indéterminé où je trompais ET je ne trompais pas ma femme, simultanément.  En ouvrant la porte, c’est elle qui a collapsé (déterminé, NDLR) mon état quantique, si quelqu’un d’autre avait ouvert, j’aurais très bien pu être dans l’état où je ne la trompais pas. C’est donc sa faute, pas la mienne ».

C’est suite à ce fameux « procès Schrödinger » que la communauté scientifique a finalement décidé de mettre un terme à la supercherie. « On a bien ri, maintenant ça suffit«  a déclaré Martin Fisher, directeur de l’Université de Californie (UCLA) et président du Prank Constant Institute (PCI), lors d’une conférence de presse, devant un parterre de journalistes scientifiques abasourdis. L’événement, d’une importance inouïe pour les scientifiques n’a, pour l’instant, guerre de retentissement dans les médias traditionnels ou chez le grand public qui, de toute façon, n’avaient pas compris grand chose à la base, même à la physique traditionnelle.

3

Pressentie par beaucoup, la théorie selon laquelle le ménage serait une tâche féminine plutôt que masculine se verrait-elle confirmée scientifiquement ? Une équipe de chercheurs italiens vient de publier une étude recoupant les résultats de deux décennies de publications dans les domaines de la génétique et de la psychologie comportementale. Leur conclusion ne semble laisser aucune place au doute. Décryptage.

« J’aurais voulu qu’il en soit autrement« 

Dirigée par le professeur Eusebio Bartolozzi, chef du département psychogénétique de l’Univesita Scientifica di Napoli, l’équipe de chercheurs a tout d’abord défini 4 tâches de base pour modéliser la notion de tâches ménagères. Les scientifiques ont ensuite examiné l’adéquation de ces tâches aux caractéristiques génétiques et neurologiques des hommes et des femmes.

« Croyez moi, j’aurais voulu qu’il en soit autrement, mais nos résultats, basés sur un large faisceau de preuves, sont catégoriques. L’homme possède un coefficient d’aptitude aux corvées domestiques de 18%, celui de la femme est d’environ 80%. Pour la tâche ‘repassage’ on atteint même les 95% » a expliqué le professeur lors d’une conférence de presse à l’université Campanienne.

Un gène du ménage ?

Questionné sur la complexité de l’étude, le professeur précise : « Il n’y a pas de ‘gène du ménage’ à proprement parler [rires], nous sommes plutôt en présence d’un ensemble de facteurs convergents ». Parmi ces facteurs, l’étude mentionne en particulier l’existence d’un « gène des tâches répétitives » : « Le GPR3 [le gène en question, NDLR] s’exprime avec une grande probabilité chez la femme et reste souvent muet chez l’homme. Ce gène explique par exemple le comportement sexuel de la femme, qui favorise la monotonie et la prévisibilité dans l’acte. Il explique aussi le score élevé obtenue par la femme pour notre tâche numéro 4 [balai et serpillère, NDLR]» précise Aldo M., un doctorant de l’équipe.

Certains des facteurs identifiés par les chercheurs étaient intuitivement connus par le grand public : volonté de maintenir sa progéniture dans un environnement sain, aptitude de l’œil féminin à discerner les particules fines, comme la poussière. D’autres sont plus surprenant : Un des résultats scientifiques exploité dans l’étude démontre l’existence d’un gène typiquement féminin de résistance aux produits chimiques. L’hypothèse avancée par les chercheurs est que les femmes, cherchant à s’embellir depuis des millénaires en s’appliquant des substances variées sur le corps, auraient développé, par sélection naturelle, une résistance aux agressions chimiques qui fait défaut aux hommes. Baptisé « gène du maquillage », ce gène contribuerait donc à augmenter la prédisposition féminine pour l’utilisation de produits ménagers.

Si cette étude risque de créer quelques tensions temporaires au sein des familles, elle aura au moins le mérite de rendre convaincant, une bonne fois pour toute, le discours masculin sur le ménage… dont la gent féminine ne comprenait pas toujours la rationalité.

 La rédaction – Illustration : « Woman cleaning toilets », Wikimedia Commons